lundi 21 mars 2016

Jardinons et cultivons autrement : une nouvelle façon de se former à l'agriculture

Demain mardi à 15h30, dans nos locaux de Carcassonne, aura lieu la réunion d'information collective sur notre nouvelle formation : Jardinons et cultivons autrement les espaces verts et agricoles vers le Zéro phyto et la gestion raisonnée de l'eau".

 

Le caractère innovant de cette nouvelle formation professionnelle financée par le Conseil Régional complétement modulaire et individualisable lève beaucoup de questions.

 

 

En avant première de la Réunion d'information de demain, nous avons tenté d'établir une Foire Aux Questions les plus fréquentes :

 

 

Quand commence la formation « Jardinons et cultivons autrement » ?

La formation débutera dés le 4 avril 2016 avec le premier module de 35h « bases de la pédologie pour mieux comprendre le sol et la relation sol-climat ». D’ailleurs vous êtes conviés à la réunion d’information collective qui aura lieu dans nos locaux de Carcassonne le Mardi 22 mars à 15h30

A qui s’adresse cette formation ?

La réduction ou l’interdiction des produits phytosanitaires et la gestion raisonnée des ressources induit un surcroit d’activité donc nécessairement de nouveaux besoins émergent en terme de main d’œuvre et de compétences. « Jardinons et cultivons autrement » s’adresse aux exploitants et salariés agricoles ainsi qu’aux agents des collectivités territoriales soucieux de développer leurs aptitudes dans les pratiques alternatives aux pesticides.
Pour les demandeurs d’emploi, ce dispositif validé non seulement par le Conseil Régional mais aussi par plusieurs entreprises de travaux paysagers notamment est une occasion de s’ouvrir à de nouvelles compétences spécifiques qui vont être de plus en plus recherchées. C’est aussi l’opportunité par le biais des stages en entreprise et des chantiers-écoles de se faire connaître et de se créer un nouveau réseau professionnel.


Quelle est la durée moyenne de cette formation ?

Difficile de donner une estimation dans la mesure où l’accent est mis sur l’individualisation complète du parcours en adéquation avec le projet professionnel du stagiaire et ses réels besoins. Cependant, dans le cadre des formations rémunérées par le Conseil Régional le parcours moyen d’un stagiaire ne doit pas dépasser 350h en centre et 175h en entreprise soit 525h.


Combien y a-t-il de places ?

Ce dispositif de formation entre dans le cadre du projet Expérimentation Recherche Innovation soutenu par le Conseil Régional. Le caractère innovant de « Jardinons et Cultivons autrement » réside dans sa complète individualisation selon les besoins de l’apprenant. Pour les demandeurs d’emploi, Le Conseil Régional subventionne 14 parcours moyens. Pour les salariés, dans le cadre du CPF, nous pouvons proposer 6 parcours moyens.


Quels sont les critères pour intégrer la formation ?

Aucun. La formation s’adresse aussi bien aux salariés diplômés et expérimentés des secteurs de l’agriculture et des travaux paysagers qu’aux débutants qui souhaitent découvrir et apprendre un nouveau métier. Les seuls pré-requis sont votre motivation et votre projet professionnel


Quels diplômes obtient-on à l’issue de la formation ?

Si cette formation n’est pas une formation diplômante, elle est cependant calquée sur les nouveaux référentiels du CAPA rénové. Il est donc tout à fait possible pour un candidat de valider certains modules professionnels et techniques du point de vue très prometteur de l’agroécologie.


Peut-ont passer le CACES ou le Certiphyto au cours de cette formation ?

Non, ce n’est pas le propos de la formation. Il est cependant possible de passer votre Certiphyto, puisque le CFPPA des Pays d’Aude continue de proposer des sessions régulièrement en face à face mais aussi en formation ouverte à distance (FOAD). Concernant les CACES, il est nécessaire de suivre nos formations diplômantes au Certificat d’Aptitudes Professionnelles Agricoles «(CAPA) ou nos formations professionnalisantes comme le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) ouvrier viticole ou encore de suivre une formation courte préparant au CACES.


Les modules de 35h sont-ils organisés sur une semaine complète ?

Non, les modules ne sont pas structurés sur une seule semaine. En effet, il est bien plus pertinent d’étaler ces 35 heures dans le temps afin d’avoir un suivi de la saisonnalité des tâches agricoles et paysagères. Cependant, pour les demandeurs d’emploi notamment ces coupures entre les journées en centre pourront être l’occasion d’acquérir d’avantage d’expérience et de pratique en entreprise.

Comment trouver un stage en entreprise ?


La bonne exploitation des périodes de stages est déterminante. L’idéal étant de trouver une entreprise qui recrute. Cependant pour vous aider dans vos démarches, le CFPPA des Pays d’Aude en lien avec le monde professionnel pourra bien évidemment vous communiquer un listing des entreprises que vous pourrez démarcher.


Qui sont les formateurs ?

Les formateurs du CFPPA des pays d’Aude sont avant tout des professionnels du secteur agricole et paysager. Leurs connaissances du réseau local et leur savoir-faire pratique et technique assurent à nos apprenants un contenu de qualité.


Comment financer cette formation ?

Le Conseil Régional, féru d’innovation a accepté d’ouvrir des financements pour cette formation. Pour en bénéficier, il est nécessaire d’être inscrit à Pôle-Emploi et de se faire délivrer une fiche de prescription par son conseiller. Pour les salariés, il est possible d’utiliser le Compte Personnel de Formation.


Où se font les chantiers ?

Les chantiers pédagogiques se déroulent selon les thématiques sur notre exploitation pédagogique, sur une exploitation partenaire, au sein d'une collectivité locale ou auprès d'une association investie sur le thème de l'agroécologie.


Comment se passe le mixage des publics ?

La composition des groupes changera en fonction de l'objectif des modules. Les formateurs intègrent dans leurs méthodes pédagogiques la dynamique de groupe et les chantiers pédagogiques favorisent le travailler ensemble. Cette mixité est un atout pour développer les compétences liées au savoir-être et au travail en équipe.


Comment se passe le positionnement ?

Chaque candidat est reçu par notre Service Accueil Personnalisé pour construire un parcours adapté au profil de la personne. Le positionnement s'effectue lors d'un entretien permettant de cerner le projet, le parcours et les pré-acquis.

jeudi 10 mars 2016

Les stagiaires du CAP fleuriste fêtent la Femme en partenariat avec l'enseigne Tridôme



Le 8 Mars de chaque année est célébrée dans le monde la journée internationale de la femme. C'est l'occasion de se rappeler de tous les actes de courage accomplis par des femmes qui ont joué un rôle dans l'histoire de leur pays. Une date pour mettre l'accent sur l'importance de l'égalité des sexes.

Pour nos apprenantes aux métiers de la fleuristerie, c'est une belle occasion de créer de magnifiques bouquets et compositions pour cette journée en partenariat avec l’enseigne TRIDOME de Carcassonne.


En effet, un stand nous a été dédié dans l’espace Jardinerie, Marché aux fleurs pour mettre en valeur les créations florales des stagiaires. A cette occasion, elles ont pu faire découvrir aux clients du magasin les techniques d’art floral car une partie du stand permettait de composer directement les bouquets ou compositions, voire des bijoux (souvent demandés lors des mariages) Elles ont pu aussi parfaire leurs techniques de vente puisqu’un deuxième stand a été installé à l’entrée de l’espace Bricolage et des flyers ont été distribués devant les deux entrées du magasin. Les stagiaires ont pu aussi promouvoir leur filière ainsi que les autres formations du CFPPA.


Nous avons reçu un accueil chaleureux et professionnel de la part du directeur et du personnel pour cet évènementiel puisque nous avions à disposition en plus des stands, du matériel, un point d’eau et la possibilité d’imprimer des affiches et flyers.

Le mardi n’étant pas le jour le plus important d’affluence de la clientèle, l’enthousiasme des stagiaires et de leurs deux formatrices a permis de dégager un CA important pour financer le voyage de fin d’études au salon international des fleuristes à Avignon.

Cette collaboration pour la journée de la femme entre l’enseigne Tridôme et le CFPPA est donc un succès à renouveler l’an prochain !

Stagiaires : Boquet Amandine, De Jesus Brandao Suzy, Delage Audrey, Maurus Valérie, Soffiati Lola, Strinckx Karine et Valls Marina

Formatrices : Anne-Marie Schneider  et Laure Devernois

Retrouvez plus de photo sur la page facebook du CFPPA des Pays d'Aude!



mercredi 9 mars 2016

Soutenez les créations de nos fleuristes en herbe

Dans le cadre des cours pratiques d'art floral, nos stagiaires du CAP fleuriste vivent une semaine bien chargée. Hier elles tenaient un stand de vente de bouquets au magasin Tridôme de Carcassonne à l'occasion de la journée de la femme et aujourd'hui c'est l'ouverture des votes pour les premières sélections au concours Clayrton's Academy.


Inscrites sous l'impulsion de leur formatrice Anne-Marie Schneider, sept de nos stagiaires ont réalisé  une composition florale sur le thème Authentic Nature. Elles devaient incorporer dans leur création les papiers kraft fournis par Clayrton's .

Du 9 au 23 mars, vous pouvez voter jusqu'à 4 fois pour leurs créations afin de leur permettre de participer à la finale à Paris!

Cliquez sur les images ci dessous pour accéder à leurs candidatures et ainsi les soutenir sur vos réseaux sociaux (facebook, google+ et pinterest)
Vous pouvez aussi directement les soutenir en cliquant sur le petit cœur sous leurs photos en visitant la sélection.

Hommage à Gaïa par Audrey

L'arbre à fleurs de Lola

Le buste fleuri de Karine

La pause détente de Marina

Sur un mouvement de plis de Martine

Être libre ou ne pas l'être de Suzy

La pirogue fleurie de Valérie

mercredi 17 février 2016

Zéro Phyto : Des solutions d'accompagnement




Si le passage au Zero-phyto dans les zones non agricoles est l’affaire de tous, les mairies et les agents des espaces verts sont en première ligne pour mettre en application le plan Ecophyto II et protéger la santé publique, la biodiversité mais aussi la qualité de l’eau et du sol. Dans cette optique, il est primordial pour les collectivités territoriales de prendre conscience qu’elles ne sont pas seules pour opérer ce grand changement. 

 


Mutualiser l'effort financier

Pour élaborer un Plan d’Amélioration des Pratiques Phytosanitaires et Horticoles (PAPPH), les communes peuvent se tourner vers des cabinets d’études afin de ne pas commettre d’impair. Evidemment cela a un coût : pour une commune d’environ 10 000 habitants, il faut compter 10 000 euros.

Ce lourd investissement peut être allégé par la réalisation d’un PAPPH intercommunal qui n’en sera que plus cohérent dans le temps et l’espace. Cette mutualisation pourra aussi se retrouver dans les achats de matériels de désherbage alternatif et l’organisation du travail.



Des idées et des aides au Conseil Général Départemental

Les communes qui le souhaitent peuvent aussi faire une demande de subventions pour leur démarche vers le zéro-phyto auprès du Conseil Général de l’Aude très actif dans le développement durable et la protection de la biodiversité dans notre département.

Profitez-en pour visiter La Carrière des plantes sur le parvis de l’Hôtel du Département. Vous y puiserez des solutions durables et économes d’aménagements paysagers à base de plantes grasses et de paillages minéraux issus de producteurs locaux.



La formation : support de votre développement durable

Comme l’a souligné Mr Dalbin du Res’eau, les filières de production s’intéressent de plus en plus à la pollution diffuse. On parle aujourd’hui plus volontiers d’agro-écologie que d’agriculture. L’enseignement agricole est présent sur le terrain et va à la rencontre des acteurs du zéro-phyto pour développer avec eux des partenariats.

Le CFPPA des Pays d’Aude collabore avec les communes par le biais de chantiers écoles notamment dans le cadre de la formation au CAPA jardinier paysagiste. Un partenariat ou chacun est gagnant puisque nos stagiaires profitent d’un enseignement pratique complet sur le terrain pour des municipalités qui bénéficient d’un nouvel aménagement paysager esthétique mais économe en tous points.

Avec le réseau des CFPPA de la Région nous développons aussi depuis plusieurs années des formations courtes à destination des agents des espaces verts proposées notamment dans le catalogue du CNFPT



Une nouveauté 100% développement durable


Engagé depuis plusieurs années dans la protection de la biodiversité auprès des professionnels et des particuliers, le CFPPA des Pays d’Aude est conscient que réduire son utilisation des produits phytosanitaires demande de nouvelles compétences spécifiques aussi bien en agriculture qu’en travaux paysagers. Cette obligation interroge aussi la gestion des ressources humaines pour des collectivités qui n’ont pas forcément les moyens financiers de recruter de nouveaux agents. C’est pourquoi, l’accent est mis sur la pluri-compétences afin de favoriser le partage des emplois au sein par exemple de groupements d’employeurs ou de collectivités.

Pour accompagner au mieux les acteurs vers ce changement, nous proposons une nouvelle formation sur mesure.

« Jardinons et cultivons autrement vers le zéro-phyto et la gestion raisonnée de l’eau » a pour objectif de donner aux exploitants agricoles ainsi qu’aux salariés des espaces verts et aux demandeurs d’emploi une vision globale des enjeux et des pratiques du développement durable.

Basée sur 5 thématiques fortes allant de la compréhension des écosystèmes jusqu'à la communication des nouvelles pratiques vers différents publics, cette formation est vraiment innovante dans le sens où c’est à vous de choisir les compétences dont vous avez besoin parmi une carte de 20 modules de 35h. 


mardi 16 février 2016

Zéro-phyto : Une panoplie de méthodes alternatives



L’innovation technique et agronomique au service de la diversité des espaces verts


Ne plus utiliser les désherbants antigerminatifs va augmenter sensiblement les coûts financiers et le temps de travail des agents. En dépit de l’interdiction imminente des produits phytosanitaires dans l’entretien des espaces verts, beaucoup de municipalités hésitent encore à franchir le pas, le plus souvent par manque d’information sur les solutions techniques et agronomiques existantes permettant de diminuer le temps et la pénibilité du travail

La gestion différenciée des espaces verts et les nouvelles façons de concevoir les aménagements urbains permettent de diminuer le temps homme tout en offrant des milieux propices à la biodiversité les collectivités locales peuvent aussi compter sur des méthodes alternatives lors de leur passage au Zérophyto.


Ne plus utiliser de produits phytosanitaires demande de se tourner vers des méthodes alternatives préventives et/ou curatives pour désherber mais aussi lutter contre les ravageurs.

Le bio-contrôle a pour objectif de maintenir les populations d’agresseurs biologiques sous un seuil acceptable en s’appuyant sur des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP)  ou des organismes vivants (insectes, champignons…). Ainsi la Ville de Narbonne a tenté l’expérience avec des nématodes pour sauver ses palmiers mais l’infestation étant déjà trop avancée pour être contenue,  le service des espaces verts a dû couper les arbres trop touchés afin d’éviter la propagation des parasites.

La lutte raisonnée s’appuie sur des auxiliaires, si le rôle du hérisson et de la coccinelle dans les potagers n’est plus un mystère, en Pays de Sault, les habitants ont redécouvert le renard. Depuis l’invasion de campagnols en 2012, les renards ne sont plus considérés comme animaux nuisibles. En effet, avec les rapaces, ils s’avèrent être des alliés efficaces dans ce combat contre le pullulement des rongeurs.

Expérimentation du désherbage thermique à l'eau

Concernant le désherbage,  le balayage des voiries reste un impératif aussi des démonstrations de matériels de désherbage alternatif, les constructeurs proposent aujourd’hui une pléthore d’outils : désherbage manuel, mécanique ou thermique, il y en a pour tous les goûts et surtout pour tous les usages. L’investissement n’est certes pas anodin pour les communes qui devront s’appuyer sur leur inventaire des pratiques de désherbage et les objectifs du PAPPH pour faire les bons choix. Ainsi, pour le travail du sol et le désherbage des massifs et des boulodromes, on préférera la binette (manuelle ou mécanique) tandis que sur les trottoirs ou les caniveaux le Réciprocator et sa double tête feront des miracles, sans bruit ni projection.
bien en fin d’hiver qu’au début du printemps, pour éliminer les graines et éviter au maximum la repousse de la flore spontanée. Cela ne dispense malheureusement pas d’un travail de désherbage. Comme nous avons pu le constater lors