jeudi 25 juin 2015

Quand le recrutement de saisonniers agricoles devient un jeu d'enfant

Ne cherchez plus la perle rare pour vos chantiers saisonniers. Optez pour la formation sur mesure dès l'embauche de vos salariés en CDD avec les nouvelles formations / actions "Nouveaux salariés agricoles" du CFPPA des Pays d'Aude financées à 100% par le FAFSEA


Selon l'enquête 2015 sur les Besoins en Main-d’Oeuvre effectuée par Pôle-Emploi la région Languedoc-Roussillon serait porteuse de 88 700 projets d'embauche. 
Le département de l'Aude, totalise à lui seul 11 382 projets d'embauche majoritairement en agriculture dont 67% sont des emplois saisonniers. 
Pourtant, en dépit d'un taux de chômage avoisinant les 14%, plus d' 1/4 des exploitants agricoles peinent à combler leurs besoins ponctuels en main d’œuvre.

Dans l'Aude, les viticulteurs et les arboriculteurs proposent la majorité des postes à pourvoir. Pour les aider à réussir leur recrutement, le CFPPA des Pays d'Aude en partenariat avec le Réseau des CFPPA du Languedoc-Roussillon et le FAFSEA lance le dispositif "Nouveaux salariés saisonniers" soutenu par la Région Languedoc-Roussillon.

 Le but de ces formations/actions est d'encourager les exploitants agricoles à professionnaliser leurs nouveaux salariés en leur proposant sur 2 jours et demi une phase d'accueil et de positionnement et une formation technique sur mesure.

Financées intégralement ces formations "Nouveaux Salariés Agricoles" prennent en charge le salaire des employés le temps de l'action. Une opération gagnante pour tous. L'exploitant agricole gagne du temps et s'offre la garantie d'un travailleur aux compétences adaptées à ces besoins. L'ouvrier saisonnier disposera d'un atout non négligeable pour ses futures recherches d'emploi dans la mesure ou il pourra justifier d'une formation aux pratiques et au gestes professionnels en plus de son expérience dans le secteur agricole.

La formation peut se faire en interentreprises ou en collectif, la seule contrainte est de nous solliciter une vingtaine de jours avant le début de votre chantier saisonnier afin que les démarches administratives puissent être mise en œuvre pour bénéficier de ce dispositif.
Vous êtes intéresse? n'hésitez pas à nous contacter :
 Par mail : cfppa.pays-d-aude@educagri.fr
Ou par téléphone au 04-68-119-119


Cliquez sur le programme pour le voir en grand format    
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mardi 16 juin 2015

Jardins en effervescence : Rétrospective du Festival |S|E|V|E| 2014

Les 27 et 28 septembre 2014 avait lieu dans le parc de Grammont à Montpellier la toute première édition du Festival S|E|V|E|. Ce festival Scène d'Expression Végétales Éphémères initié par un collectif de passionnés a rassemblé tous les acteurs de la filière horticole. Dans le cadre de son implication au cœur du réseau des centres de formation agricole LRdéveloppement Le CFPPA des Pays d'Aude était bien évidemment du nombre!


Plan du Festival S|E|V|E| (photo SeveJardin.org)

Sur les deux jours d'ouverture au public, le festival S|E|V|E| a offert aux 5600 visiteurs une découverte des compétences et talents de notre région en matière de jardins.
Ainsi chaque équipe à l'origine d'une scène était constituée de : paysagistes concepteurs, entrepreneurs du paysage et producteurs.

Dès l'entrée du parc de Grammont, la Scène Végétale n°1 nous accueillait et donnait le départ d'une "déambulation/découverte" à travers le parc. 10 Scènes Végétales au total ! Toutes imaginées autour du thème : Jardins pour tous en tout lieu.

Pour cette première édition de |S|E|V|E|, 27 exposants sont venus peupler le Village des Boutiques pour nous proposer un bien joli marché aux fleurs. Ainsi outre la vente de leur production de plantes et dérivés à déguster, on pouvait trouver de quoi décorer et travailler son jardin.
L'atelier d'abri à insecte de Walid Choucair (photo SeveJardin.org)

Toutes les professions de l'univers du végétal étaient représentées entre autre par leur fédération ou association, au Village des Métiers. Des rencontres riches d'infos et conseils.

Pour faire découvrir les métiers aux jeunes, les renseigner ainsi que leurs parents, le CFPPA des Pays d'Aude était présent aux côté des autres CFPPA - CFA du Languedoc-Roussillon et de l'APECITA au Village Emploi Formation installé à côté du marché au plantes. 

Le tissu associatif autour du végétal en Languedoc-Roussillon est bel et bien présent. Les associations avaient donc aussi leur village.

Enfin... Le Village Gourmand en a régalé plus d'un, puisque l'on pouvait déguster tout un panel de plats équilibrés, (certains bio), mais aussi des gourmandises et des boissons.

Cet évènement luxuriant doit se dérouler toute les années paires, ainsi vous pouvez d'ors et déjà proposer vos participations pour l'édition 2016 sur le thème "d' Oser son jardin" . Le sujet a été choisi car les gens sont de plus en plus nombreux à vouloir un jardin, mais peu ose vraiment franchir le pas par manque de connaissance. L'ambition festival S|E|V|E| est d'y remédier grâce à l'accompagnement bienveillant des acteurs de la filières horticoles et aux idées créatives et pratiques qui foisonnent dans les scènes végétales qui seront présentées.

Mais parce que deux ans c'est long, l'association Horti FM invite tous les professionnels de la région à se réunir le 25 septembre 2015 pour l'Avant-SEVE pour échanger et préparer le festival prochain.

Revivez le festival S|E|V|E| en images sur http://sevejardins.org/

vendredi 12 juin 2015

CAP Fleuriste : Dites-le avec des fleurs

Le CFPPA des Pays d'Aude est heureux de vous annoncer qu'il ajoute à son panel de formations longues : le Certificat d'Aptitude Professionnelle Fleuriste!

 

 

Développez votre naturel créatif et votre sens de l’esthétique pour en faire votre métier avec le CAP Fleuriste

Dessin floral

Pour le fleuriste, il est important d'innover pour surprendre et envouter la clientèle avec des créations originales.  En suivant notre formation au CAP Fleuriste vous apprendrez les règles et les secrets qui vous permettront d'allier les formes et les couleurs des fleurs pour créer des compositions harmonieuses.  Vous maitriserez aussi la conception artistique grâce à l'apprentissage du dessin floral pour apprendre à suivre les tendances tout en développant votre patte personnelle.
Composition florale réalisée pour les vœux 2015 de la région


Pour être titulaire du CAP Fleuriste il faut acquérir de solides connaissances en botanique pour procéder à la sélection et l’achat des fleurs chez des grossistes ou sur des marchés spécialisés. Ainsi vous saurez quoi faire pour entreposer les fleurs en leur assurant des conditions optimales de conservation jusqu'à la vente (température, lumière et d’humidité)


Le fleuriste est aussi un commerçant ainsi il est nécessaire de connaître les techniques de ventes mais aussi les arcanes de la gestion d'un atelier d'un point de vu pratique, juridique mais aussi économique.

Une fois votre diplôme en poche vous pourrez travailler comme fleuriste en grandes surfaces ou magasin de fleurs (libre-service ou traditionnel) mais aussi devenir créateur pour un atelier d'art floral, en hôtellerie ou pour une entreprise de décoration.

La rentrée du CAP Fleuriste est  prévue pour le mois d'octobre 2015 sur notre site de Carcassonne. Si vous êtes interessé(e)s par cette formation, c'est facile contactez-nous au 04 68 119 119. A bientôt!




vendredi 5 juin 2015

Nos futurs agriculteurs à la découverte de la biodynamie

C'est au Domaine des Monts et Merveilles que nos futurs exploitants agricoles du BPREA sont partis apprendre à produire autrement sous la houlette de leur formatrice en agronomie Christiane Cathala.


Le maître des lieux Julien Audard était très heureux de nous recevoir dans son domaine niché à 450 m d’altitude au milieu des forêts de chênes et autres feuillus du haut Minervois. Son exploitation n’est pas très grande : 4ha 50 de vignes réparties en 5 parcelles plantées principalement en Syrah, Grenache Noir et Carignan

Installé depuis 3 ans en biodynamie , cet ancien œnologue nous raconte son parcours et nous explique les réflexions qui l’ont amené à s’installer en biodynamie. Pour Mr Audard, un sol sain et riche en biomasse génère une culture saine et plus résistante aux maladies. Contrairement à la viticulture conventionnelle qui se focalise sur les parties aériennes du vignoble, au Domaine des Monts et Merveilles on privilégie la qualité de la vie souterraine.

Julien Audard nous explique aussi les avantages de la situation de ses parcelles dissimulées dans leur écrin de verdure pour maintenir une biodiversité très favorable à la maitrise des ravageurs. Pour veiller à cet équilibre naturel, Mr Audard a même installé autour d’une parcelle des nichoirs pour favoriser la présence des chauve-souris. Le site serait même le plus grand réservoir de chauves-souris du Languedoc.

Il prend beaucoup de temps pour nous expliquer l’importance de la vie du sol , qu’il travaille seulement deux fois par an pour éviter le tassement. Il souligne aussi l’importance de l’herbe dans une parcelle qui améliore la structure et freine l’érosion du sol. Cette végétation selon son type et son abondance est d'ailleurs un excellent indicateur des carences, baisses de fertilité ou variations de pH .

Il nous précise que le respect du calendrier lunaire est difficile mais qu’il fait attention à la progression de la lune, montante ou descendante, pour effectuer ses travaux


Après la taille qu'il préfère effectuer en février et qu'il fait le plus court possible afin d'éviter au maximum les maladies du bois, Julien Audard badigeonne les plaies avec une mixture à base de bouse de vache , de plante , d’argile et de propolis. Ce soin a pour effet d'aider à la cicatrisation mais  aussi de fortifier le cep

Contrairement à ce que nous essayons d’inculquer à nos apprenants, il ne broie pas les sarments pour les enfouir, mais il les enlève de la parcelle pour les broyer et les composter.

Notre viticulteur n'utilise que des préparations qu’il fait lui-même à base de prêle, d’ortie, de silice, d’argile et de propolis pour stimuler la vigne et la rendre plus résistante aux maladies et ravageurs. Il utilise le soufre volcanique sublimé pour lutter contre l’oïdium . Il ne fait en tout que 3 ou 4 traitements par an.

Mr Audart ne demande plus la certification écocert car il juge que la contrôle est trop administratif et pas assez de terrain. A partir de là il ne peut pas demander la certification Demeter car les deux certifications sont liées.

mardi 26 mai 2015

Reconnaître et protéger les auxiliaires du jardin

 On a souvent tendance à négliger l'aide que nous apporte certains insectes dans les cultures. Pourtant les auxiliaires du jardin sont nombreux et nous apportent une aide précieuse pour lutter contre les maladies et les ravageurs.

 

 

Malheureusement avec l'usage des pesticides mais aussi la diminution des fleurs des champs taxées de "mauvaises herbes"  si nous ne changeons pas nos comportements, nous risquons de les voir disparaître.

Il est donc essentiel de faire connaissance avec ces alliés discrets mais nécessaires pour la bonne santé des sols et des plantations.

 

 

On distingue trois grandes catégories d’auxiliaires de jardin, les décomposeurs sans qui nous croulerions sous les débris organiques, les pollinisateurs qui vont de fleur en fleur et assurent la fécondation des végétaux et enfin les prédateurs qui se délectent des insectes ravageurs.


Les décomposeurs 

La catégorie des décomposeurs transforment la matière organique en fragmentant les détritus (débris végétaux et organiques, excréments) pour les rendre assimilables par les plantes.

 
  • Les lombrics  :

    L'un des plus connus de nos assistants, le lombric ou ver de terre se nourrit essentiellement de matières organiques en décomposition. Il peut manger prés d'un tiers de son poids chaque jour. Il permet ainsi l'élimination des déchets mais aussi l'enrichissement du sol en surface par le biais de ses excréments. Enfin, en creusant des tunnels pour se déplacer, le lombric  favorise l'aération du sol. Cela permet le développement des micro-organismes ainsi qu'un meilleur enracinement des plantations. En France il existe 140 espèces de vers de terre!

Le saviez vous?

On trouve 50 vers de terre sous 1m2 de sol. Il y a quelques années, cette population était de 500 au m2. Le labour et l’utilisation de produits chimiques sont en grande partie responsables de ce déclin.



  • Les cloportes

    Ces crustacés terrestres aiment l'obscurité et sortent donc plutôt la nuit. Ils vivent en général sous les pierres et les feuilles et participent activement à la décomposition des végétaux.



  • Les collemboles

    Les collemboles peuplent les sols, mais également les rochers, les troncs d'arbres. Ils jouent un rôle essentiel dans la dissémination et le contrôle de la microflore du sol puisqu'il se nourrissent principalement de végétaux en décomposition et des microorganismes présents dans la litière (champignons, bactéries...)






Les Pollinisateurs

Par leur activité au cœur des fleurs, ces insectes permettent de véhiculer le pollen d'une fleur à l'autre assurant ainsi 80% de la fécondation des végétaux. Les fleurs pollinisées donneront ainsi des fruits et des graines.
Menacés par l'urbanisation massive, la monoculture intensive et l'emploi de pesticides ces auxiliaires sont pourtant vitaux. Nous pouvons leur apporter notre aide en favorisant la diversité dans nos jardins (haies, zones de friches) mais aussi en leur fournissant un point d'eau et des abris à insectes faits d'objets de récupération.

 

Les prédateurs

Ce dernier groupe permet de réguler la population des ravageurs qui peuvent sévir sur les plantations.

  • Les carabes

     Ce lointain cousin du scarabée peut vivre jusqu’à 3 ans. Durant la journée ce timide coléoptère se cachent dans les endroits sombres et humides, sous des feuilles mortes, un tas de bois ou une pierre. La nuit, il patrouille sur le sol des champs et des potagers traquant les limaces, les escargots, mais aussi les pucerons, les aleurodes, les larves de taupins et de hannetons, les pupes de mouches, de vers ou encore les chenilles et les larves de doryphores. De vrais gardiens pour vos plantations!



  • Les staphylins

     Ces coléoptères vivent sur le sol. Ils se nourrissent d’acariens, de thrips, d’aleurodes, de mouches (œufs de mouche du chou et de la carotte) mais aussi de limaces. Les adultes sortent de leur torpeur hivernale au printemps, après avoir trouvé un compagnon les femelles pondent dans le sol et au bout de 2 à 3 mois une nouvelle génération d'adulte est prête à convoler pour l'année suivante.

  •  Les araignées

    N'en déplaise aux arachnophobes, de multiples espèces d'araignées fréquentent les jardins.  Ces carnassières se délectent de pucerons ailées, de piérides du chou et autres insectes dont les jardiniers se passeraient bien.
    Les araignées pondent en automne et les œufs éclosent au printemps. Ainsi pour ménager vos alliées évitez de détruire leurs cocons. Mieux vaut donc attendre que les petites araignées soient nées pour nettoyer à fond vos massifs et vos bordures. Et si la vue de vos annuelles toutes fanées vous incommode, laissez au moins les débris sur place pendant l'hiver, outre la protection de la couvée vous aurez ainsi un parfait paillage pour protéger votre sol des rigueurs hivernales.
      

  •   Les perces-oreilles ou forficules


    Le forficule tire son nom des pinces qu’il possède en bout d’abdomen ressemblant à l’outil utilisé par les bijoutiers pour percer les oreilles. Il se nourrit de petits insectes ravageurs tels que les pucerons, les escargots, les chenilles. 
    Il nettoie également le sol en consommant les débris végétaux mais constitue une proie pour les oiseaux. Les perce-oreilles vivent dans des endroits sombres et humides (sous les pierres, les écorces, les feuilles mortes). Ils attendent la nuit pour aller chercher leur nourriture. Quand ils sont nombreux, ils peuvent provoquer des perforations sur les jeunes pousses d’aubergines.
     

    Le saviez-vous ? 

    Les perce-oreilles sont les seuls insectes ayant un comportement maternel. La femelle perce-oreille pond 50 à 70 œufs en automne sous les écorces ou dans le sol. Elle surveille ses œufs, les nettoie pour les débarrasser des moisissures, les retourne, les regroupe et peut même les déplacer pour leur éviter des variations de température et d’humidité



  • Les chrysopes

    Les adultes comme les larves, sont des carnassières terribles et détruisent pucerons, thrips, araignées rouges, cochenilles farineuses, aleurodes et jeunes chenilles. Les chrysopes s'installent au sec sur des arbres, ou des haies buissonnantes, des herbes hautes, et partout où se trouvera miellat, nectar et pollen dont elles se nourrissent tout en assurant la pollinisation. Les adultes déposeront leurs œufs sur les plantes aimées des pucerons : rosiers, noisetiers, sureaux etc. Une larve de chrysope peut consommer jusqu’à 500 pucerons ou 10 000 acariens tétranyques durant son développement (10 à 15 jours). Il peut y avoir 3 à 4 générations par an. Les chrysopes passent l’hiver à l’état adulte.



  •  Les coccinelles

    Il existe près d'une centaine d'espèces de coccinelles. Présentes dans les jardins au printemps et en été, elles passent la mauvaise saison en se blottissant les unes contre les autres sous les feuilles mortes, les écorces d’arbres, dans les cabanes de jardin ou parfois dans nos maisons. Après ce repos hivernal, chaque femelle pond environ 800 œufs disséminés au sein de colonies de pucerons. Les œufs donnent ensuite naissance aux larves qui engloutissent à la chaîne les pucerons ou autres proies présentes sur place. Puis, après métamorphose (comme tous les insectes), les voilà devenues coccinelles ! Et si la « chance » est avec elles, elles pourront vivre un an environ. Ces coléoptères, symbole de la biodiversité sont très voraces, qu'elles soient adultes ou à l'état de larve, elles ingurgitent 100 à 150 pucerons par jour et se régalent aussi d'aleurodes, de cochenilles, d'acariens et de larves de toutes sortes.







Le saviez vous?

Soyez vigilents si vous souhaitez acheter des coccinelles pour votre jardin. Les coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis) sont souvent vendues par correspondance ou en jardinerie. Ces coccinelles sont des espèces envahissantes et on sait aujourd’hui qu’elles dévorent les larves de nos coccinelles indigènes. 


 
  •  Les Syrphes

Les syrphes adultes se nourrissent du pollen et du nectar de très nombreuses fleurs tels que le coquelicot, le pissenlit, la menthe, la phacélie, la carotte sauvage, l’achillée millefeuille, le bouton d’or, la chicorée ou la pâquerette.
En volant de fleur en fleur sur de longues distances, ils répandent les grains de pollen et participent ainsi à la reproduction des végétaux au même titre que les abeilles ou les papillons.
Les syrphes sont petits (entre 10 et 15 mm), fins, rapides et leur remarquable vol stationnaire les caractérise. Ils sont présents dans nos jardins de février à novembre avec une pointe d’activité en juin et juillet et peuvent vivre jusqu’à 3 ans. Les larves sont précoces et actives dès le printemps, elles sont particulièrement voraces puisqu'elles peuvent dévorer 300 pucerons en une nuit.


  •  Les punaises prédatrices (Orius et Anthocoris)

 Ce sont de petites punaises (2-4 mm) brillantes, de forme ovale, généralement brune foncée ou noire. Les anthocorides passent l'hiver à l'état d'adulte. Trois générations d'anthocorides se succèdent chaque année. Les adultes se rencontrent principalement sur les arbres à feuilles caduques et les plantes herbacées. Chaque femelle pond entre 100 et 200 œufs qui éclosent au bout de 7 jours environ. Une larve d’anthocoride peut consommer jusqu’à 600 acariens ou 200 pucerons en 20 jours. Ils sont actifs d’avril à octobre.


Ces hétéroptères sont à la fois prédateurs et phytophages, se nourrissant d’œufs et de larves de lépidoptères, de pucerons, d'acariens, de psylles, de thrips, de cochenilles, d'altises, ainsi que du pollen et du nectar de plusieurs espèces végétales.


 Sortir du cercle vicieux


Il faut utiliser les pesticides avec parcimonie et de manière précise et localisée. Préférez  l'utilisation des purins végétaux de manière préventive.

Afin de permettre le développement des auxiliaires de jardin, il est nécessaire de créer un environnement accueillant. (haies, jachères fleuries, abris à auxiliaires, tas de compost, paillages…)


mercredi 13 mai 2015

Portraits croisés : Hocine Mostafa



Au gré des articles de ce blog, peu à peu vous appréhendez mieux les formations et la vie du CFPPA des Pays d'Aude mais quid des formateurs? Pour y remédier, nous avons eu l'idée de vous proposer des portraits croisés de l'équipe.

 

Hocine Mostafa étrenne ce nouveau rendez-vous, une belle occasion pour notre directrice Monique Royer de saluer la fidèle implication d'un futur retraité dont le sourire placide manquera à notre paysage quotidien. 

 

Lorsqu'il est arrivé en tant que prestataire en 1992 au CFPPA, le parcours d'Hocine Mostafa était déjà riche de multiples compétences. Après un bac de gestion, il étudie le droit des affaires, l'expertise comptable et obtient un doctorat en droit rural. Il est recruté comme chef comptable dans une entreprise de bâtiment et travaux publics. Le travail dans un bureau ne lui plaît guère, depuis toujours, il est attiré par le maraîchage. Alors, il entreprend un BTS cultures maraîchères à Théza. 
Il s’installe comme exploitant agricole en 1986. Recruté par Monsieur Mercadal, sa collaboration avec le CFPPA démarre par des cours en droit puis en maraîchage. Il avait apprécié animer des travaux dirigés à l'université lorsqu'il étudiait en troisième cycle, il retrouve là le plaisir d'enseigner. Puis s'ajoutent le suivi des projets et l'économie. Un contrat à mi-temps lui est proposé, une opportunité alors qu'un épisode neigeux conséquent et durable fragilise son exploitation. Les groupes sont de plus en plus nombreux, il est recruté à plein temps tandis qu'Isabelle de Borniol reprend les cours de maraîchage. Au fil des années, il se voir confier la représentation du centre en CDOA (commission départementale d'orientation agricole), l'accompagnement pour la validation des acquis professionnels et pendant un temps, la responsabilité du site de Carcassonne.

L'accroissement de l'activité, les difficultés, la fusion avec le CFPPA de Narbonne, les virages pris au rythme des nouveaux référentiels, des inflexions des lois sur la formation ou l'installation agricole, il a vécu les orientations successives d'un centre en lien fort avec son environnement et toutes les questions vives qui le traversent. Il se souvient du temps des locaux avenue Buneau Varilla, de l'ambiance familiale et des sélections nécessaires pour composer les groupes, un temps où les candidatures faisaient pléthore. Ensuite il y eut des bas et des hauts, le déménagement à Charlemagne, les inquiétudes, les aléas financiers puis les évolutions qui s'accélèrent, l'implantation à Limoux où il intervient désormais un peu plus qu'à Carcassonne. Vingt trois ans au CFPPA est une longue histoire où les années ne se ressemblent pas tout à fait, où les épisodes se succèdent et le métier change doucement. Et les personnes qui ont été acteurs, témoins, de cette évolution sont précieuses pour faire le lien entre les pages et inscrire le centre dans la durée. Le sourire placide d'Hocine Mostafa accompagne les jours d'effervescence, et les seuls moments où il s'estompe sont les temps de préparation des jurys d'examens là où les dossiers envahissent sa table de travail. Mais ce sourire nous manquera le jour où l'heure de la retraite aura sonné tout comme ce regard avisé sur l'agriculture affûté par un croisement riche de compétences. Sans doute penserons nous aussi, envieux, aux joies de notre collègue à vivre pleinement ses passions, celle de la culture des légumes rares et oubliés, et celle aussi des compétitions de boule lyonnaise.

Monique Royer.


lundi 27 avril 2015

Narbonne : Formation courte en langue des signes

Les établissements d'enseignement agricole ont cette particularité d'offrir sur un même site les 3 voies de formation : initiale scolaire, apprentissage et formation continue.


Cette proximité favorise les mutualisations pédagogiques entre les équipes. De ces échanges est née l'idée, dans le cadre des actions de développement de formations « courtes » animées par le Réseau des CFPPA LR, de proposer aux professionnels du territoire l'accès à la formation à la Langue des signes française, développée par le lycée agricole Martin Luther KING, et proposée en option 2 ème langue aux élèves du bac professionnel SAPAT ( Services aux personnes et aux territoires).

Un travail d'adaptation de la formation a été réalisé pour la rendre accessible aux actifs à partir d'une enquête auprès des professionnels du territoire notamment dans les secteurs du tourisme et du service et de l'aide aux personnes. Un premier module de 30 heures, niveau 1 de l'apprentissage de la langue des signes a été ainsi développé en partenariat avec l'ASA ( Association des sourds de l'Aude).

Deux professionnelles issues des secteurs du tourisme et du service et de l'aide aux personnes y ont participé, activement selon la formatrice Corinne TOURNIER.

Leur objectif était , dans le cadre de leur métiers et de l'accueil des publics, de pouvoir engager la communication avec des personnes sourdes et malentendants.

Si ce premier module ne leur permet pas de tenir une conversation appuyée, la Langue des signes étant une langue riche et complexe , il leur a permis selon elles de maitriser des signes de base nécessaires à un accueil de qualité ( politesse, mots simples du langage courant). Il a surtout permis de mieux appréhender ce mode de communication afin d'être capable désormais d'adopter une posture facilitant la relation à l'autre.


Pour plus d'information n'hésitez pas à nous contacter soit via le réseau des CFA-CFPPA, soit directement au CFPPA de Narbonne.



CFPPA des Pays d'Aude

Centre Pierre Reverdy
avenue des Etangs 11100 NARBONNE
Tél. : 0468413639
Fax : 0468412779
cfppa.pays-d-aude@educagri.fr 

 www.epl.carcassonne.educagri.fr/


Réseau des CFA CFPPA – LR Développement

Catherine BELOUET
04 67 41 80 29
06 47 88 01 32 

catherine.belouet@educagri.fr
http://draaf.languedoc-roussillon.agriculture.gouv.fr