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jeudi 8 décembre 2016

Vous avec un jardin ?



Le samedi 26 novembre, dans les allées de la jardinerie de Tridôme déjà aux couleurs de Noël, Florie BELLES et Walid CHOUCAIR formateurs en maraichage au CFPPA des Pays d’Aude interpellaient ainsi les passants.

Jardinez le naturel
 
Atelier : Composez votre sol idéal
Ils n’avaient rien à vendre mais simplement des conseils à donner pour pratiquer un jardinage prolifique et respectueux de l’environnement. Alors, les sourires s’affichaient sur les visages des jardiniers, heureux de raconter leur passion, leurs astuces et d’en connaitre de nouvelles. Un atelier leur proposait de composer un sol idéal avec de l’argile, du sable, du compost, un autre s’attardait sur le rôle et l’importance des bulbes pour attirer les insectes pollinisateurs et réduire l’usage de l’eau. Les enfants n’étaient pas oubliés avec une activité de land art leur permettant en s’amusant de reconnaitre les végétaux et d’apprendre leurs particularités.

Atelier : Land-art
La quarantaine de personnes qui se sont ainsi arrêtées pour échanger et comprendre est repartie avec des fiches techniques réalisées par les formateurs de CFPPA d’Occitanie qui ont réuni leurs connaissances et leur créativité afin de sensibiliser les particuliers à l’importance de changer ses pratiques de jardinage, au plaisir lié à la culture de produits sains dans un environnement que chacun contribue à rendre sain. Ils pourront poursuivre leurs découvertes avec les tutos visibles sur le blog du réseau des CFPPA de la Grande Région. D’autres animations de ce type ont été proposées à Rodez et à Toulouse dans ce projet partagé sous l’égide du programme ECOPHYTO, mis en place dans le cadre du Grenelle de l’Environnement pour réduire et améliorer l’utilisation des produits phytosanitaires.


Le mercredi 14 décembre après-midi, Florie BELLES animera à nouveau des ateliers destinés aux jardiniers amateurs, cette fois lors d’une initiative proposée par le Lycée Charlemagne autour du thème de l’agroécologie. Alors, venez nombreux pour découvrir et partager les astuces afin de jardinez le naturel.

mardi 22 novembre 2016

Jardiner le naturel, c'est l'affaire de tous

Le CFPPA des Pays d'Aude animera le samedi 26 novembre des ateliers dans la jardinerie de Tridôme afin de sensibiliser les jardiniers amateurs sur les méthodes alternatives aux produits chimiques.

 


Dans le cadre du plan Ecophyto visant à réduire l'utilisation des produits phytosanitaires, l'achat d'herbicides, de fongicides et autres substances chimiques sera interdit pour les particuliers à partir du 1er janvier 2019. Pour les jardiniers amateurs, il faut donc d'ores et déjà songer à se familiariser avec des pratiques alternatives permettant de protéger ses fleurs et ses légumes des maladies et ravageurs tout en préservant l'environnement.

Les ateliers proposés par le CFPPA dans la jardinerie de Tridôme sont conçus pour apporter des connaissances et partager des pratiques. Le premier s'intéressera à la vie des sols et leur enrichissement. Le deuxième, consacré aux bulbes, permettra de voir comment ces végétaux essentiels attirent les insectes pollinisateurs tout en réduisant votre consommation d'eau. Le troisième accueillera les enfants pour des activités de création « land-art » à partir de matières naturelles (feuilles mortes, branches, mousses…).

Cette manifestation fait suite à de nombreuses initiatives développées par le CFPPA des Pays d'Aude depuis 2009 en lien avec le développement durable et la préservation de la biodiversité que ce soit par la formation des agriculteurs ou des personnels de collectivités territoriales ou par des actions de sensibilisation en direction du jeune public ou des jardiniers amateurs . Enfin, en décembre dernier, il organisait une grande journée à destination des collectivités territoriales pour anticiper l'interdiction des pesticides prévue en janvier 2017.

Les ateliers animés à Tridôme, ont été conçus dans le cadre du réseau des CFA et des CFPPA de la région Occitanie en partenariat avec l'ONEMA avec en complément des fiches techniques et des animations numériques accessibles gratuitement. Ils seront proposés dans d'autres villes de la Grande Région, une façon d'accompagner partout les changements de pratiques nécessaires pour tous afin d'atteindre l'objectif du zéro phyto.


Pour plus d'info


Rendez-vous au rayon jardinerie de Tridôme 
de 10h à 12h30 et de 14h à 17h

vendredi 15 janvier 2016

Zero phyto : Valoriser sa démarche


Le Zero-phyto c’est l’affaire de tous

Avec l’interdiction d’utiliser des pesticides dans les jardins et les espaces verts prévue pour 2017, changer le regard des populations mais aussi des agents devient une mission essentielle pour les élus. La flore spontanée ne doit plus être vue uniquement comme une conséquence des mesures prises pour la santé publique et la préservation de l’eau et de la biodiversité. Il faut valoriser chacune des étapes du passage au zéro phyto afin que les populations se sentent concernées...

Comme l’a souligné le Maire d’Arquette en Val, la pollution est l’affaire de tous car les produits ménagers peuvent s’avérer tout aussi néfastes pour l’environnement que les phytosanitaires. Les expériences réussies à Foix comme à Narbonne nous l’on prouvé. Il est nécessaire d’informer les populations par tous les moyens possibles : bulletin municipal, création d’espace pilote, expositions, visite guidée…


L’abandon des pesticides demande une transparence de la mairie qui doit expliciter sa démarche. Certains prônent « un retour à la biodiversité », tandis que d’autres disent « stop aux poisons » mais au gré des bulletins municipaux les habitants suivent et soutiennent ces projets.




Afin de valoriser sa démarche et transformer cette nouvelle contrainte en avantage, la commune peut demander un label de qualité environnemental. Au niveau régional, La Fredon LR et la CERPE ont élaboré la Charte « Objectif 0 phyto dans nos villes et villages ». Le but est d’accompagner en 3 étapes les collectivités territoriales vers l’abandon des pesticides, mais aussi de valoriser leurs actions par la remise d’un prix au mois de novembre ainsi qu’un panneau à mettre à l’entrée de l’agglomération. Au niveau national, le label Terre Saine récompense les communes déjà impliquées dans une charte régionale. Tout comme les villes et villages fleuris ces labels mettent en avant une qualité de vie très attractive d’un point de vue touristique, induisant l’idée d’une commune où il fait bon vivre. Outre, une orientation vers des méthodes alternatives aux produits phytosanitaires, ces labels demandent d’assurer la communication auprès des personnels des Services des Espaces Verts et des administrés sans oublier les jardiniers amateurs.
Il est impératif de responsabiliser les habitants par des réunions ou des jardins de quartier et ranimer ainsi au passage les notions de vivre ensemble. Le tissu associatif local peut s’avérer un bon allié dans cette mission. Les clubs de Jardinaude se développent dans le département et transmettent au cours de réunions mensuelles les bonnes pratiques pour un potager bio comme nous l’avions fait en 2012-2013 avec l’opération « Jardinez le Naturel ». Il est bon de rappeler aux administrés qu’ils sont eux aussi acteurs de leur ville, ainsi certaines communes distribuent des graines à semer aux habitants qui se font une joie d’agir pour le fleurissement de leur ville. Une belle façon aussi de leur faire comprendre qu’une zone d’enherbement n’est pas un manque d’entretien mais une volonté commune.

Image mise à disposition par Freepik
Enfin, des évènements nationaux ou régionaux comme la semaine pour les alternatives aux pesticides (fin mars) ou celle du Développement Durable (fin mai) offrent une excellente occasion de sensibiliser les populations sur ces thèmes. C’est aussi une opportunité d’éveiller les éco-citoyens de demain par des ateliers ludiques ou des activités périscolaires, car les enfants seront les meilleurs ambassadeurs auprès de leurs parents !


Retrouvez notre collection de ressources pour vous aider à communiquer sur le Zéro-phyto.

vendredi 8 janvier 2016

Zéro phyto : un enjeu fédérateur



Plus qu'une évolution, le passage au zéro phyto appelle à des changements de points de vue, de pratiques, à d'autres relations à l'espace public et entre les acteurs et les usagers de cet espace. Les enjeux de ce nouveau paradigme végétal, les leviers pour le mettre en œuvre, les freins prévisibles ou rencontrés, ont animé les débats et les démonstrations de la journée Ecophyto « zéro phyto, l'urgence d'agir » organisée par le CFPPA des Pays d'Aude.

 




Supprimer l'utilisation des produits phytosanitaires réclame une volonté politique pour transformer l'environnement de proximité. Il faut convaincre, communiquer, vaincre les réticences réelles ou présumées, chambouler des notions esthétiques telles que le beau ou le propre. Le pari est loin d'être impossible, l'exemple de la ville de Narbonne exposé par Anthony Barrais du service Espaces Verts le montre, le témoignage des représentants de la ville de Foix présents à la journée Ecophyto également. Le retour de la végétation dans cette agglomération a amené un retour de la biodiversité accueilli favorablement par la population. La gestion des espaces est différenciée pour tenir compte à la fois des usages et des difficultés d'entretien. Des formations ont été organisées pour les personnels, la communication en direction des habitants a été soignée en utilisant le bulletin municipal ou des panneaux lumineux. Pour réussir, l'enjeu du zéro phyto se doit d'être partagé. Il implique une réflexion sur les destinations des espaces publics, un regard urbaniste, technique et social. Quels végétaux pour quels lieux, quel type d'entretien, quelles attentes de la population ? Pour les espaces de prestige, pour la voirie, pour les espaces d'agrément, le choix des aménagements paysagers, des revêtements et des techniques d'entretien sera différent. Avec le zéro phyto, la réflexion partagée sur l'espace public est ravivée. 




Elle s'accompagne d'une modification des techniques, des matériels, source d'innovation mais aussi d'évolution des métiers et des compétences. Pour les collectivités territoriales, il est nécessaire de trouver des solutions économes pour ne pas gréver les budgets. Les aides de l'Agence de l'eau, la mise à disposition de végétaux et d'espaces témoins par le Département de l'Aude, les initiatives de l'Agglomération de Carcassonne, la table ronde a permis de voir quelques exemples d'accompagnement menés par les acteurs publics du développement durable. Hervé Loussert du SRAL a rappelé le travail de mobilisation dans le département pour améliorer la qualité de l'eau et réduire de façon significative l'utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces publics mais aussi dans le secteur agricole. Les enjeux réglementaires sont selon lui autant de leviers pour les collectivités locales. Sylvie Setzkorn, du Département de l'Aude a montré comment les PAPPH, plans d'amélioration des pratiques phytosanitaires et horticoles, structurent les politiques et pratiques locales. Les efforts réalisés sont reconnus dans le cadre du label Terre Saine, un atout pour les communes qui peuvent ainsi afficher leur engagement. Ils contribuent à l'amélioration de la qualité de la ressource en eau ; un enjeu majeur dans le contexte audois a démontré Lorie Vacquier de Carcassonne Agglo.



Sur le territoire, l'enseignement agricole est particulièrement actif pour accompagner les collectivités territoriales. Des expérimentations sont menées par les exploitations des établissement comme c'est le cas au lycée Charlemagne, des formations sont proposées par le réseau des CFPPA à destination des employés des collectivités territoriales et des jardiniers amateurs. Partout en France, les établissements d'enseignement agricole se mobilisent dans le cadre de leurs missions d'enseignement mais également d'expérimentation et de contribution au développement territorial. Le réseau Eau les fédèrent. L'organisation de la journée Ecophyto s'est nourrie du travail d'études mené par un groupe d'étudiants ingénieurs de Supagro-Montpellier sur les freins et leviers pour le passage au zéro phyto. Leurs préconisations ciblent un travail d'accompagnement et de formation des élus locaux et des services espaces verts avec des temps communs pour améliorer la communication entre ces deux types d'acteurs.



Présentation des étudiants de Supagro
Car, au-delà des techniques, au-delà de choix paysagers et urbains, le zéro phyto est bel et bien un enjeu à partager sans modération pour que les solutions engagées soient progressives et pérennes. Il visite les différents volets de la politique publique locale et en premier lieu le développement territorial. Pour les communes, entretenir autrement les espaces, nécessite de trouver des moyens et des outils nouveaux. Certaines choisissent de mobiliser des ESAT (établissements d'aide et de service par le travail) pour favoriser l'insertion des personnes en situation de handicap. D'autres de mutualiser les matériels et machines. Pour les villages, la solution du groupement d'employeurs en partageant des emplois avec d'autres secteurs tels que l'agriculture est également une voie à explorer.

La journée Ecophyto « vers le zéro phyto, l'urgence d'agir » a révélé l'envie d'agir en fédérant les acteurs pour que l'espace public soit beau au naturel. Et derrière cet objectif environnemental se profile une vision englobant les différents enjeux d'un mieux vivre au niveau local.

mardi 26 mai 2015

Reconnaître et protéger les auxiliaires du jardin

 On a souvent tendance à négliger l'aide que nous apporte certains insectes dans les cultures. Pourtant les auxiliaires du jardin sont nombreux et nous apportent une aide précieuse pour lutter contre les maladies et les ravageurs.

 

 

Malheureusement avec l'usage des pesticides mais aussi la diminution des fleurs des champs taxées de "mauvaises herbes"  si nous ne changeons pas nos comportements, nous risquons de les voir disparaître.

Il est donc essentiel de faire connaissance avec ces alliés discrets mais nécessaires pour la bonne santé des sols et des plantations.

 

 

On distingue trois grandes catégories d’auxiliaires de jardin, les décomposeurs sans qui nous croulerions sous les débris organiques, les pollinisateurs qui vont de fleur en fleur et assurent la fécondation des végétaux et enfin les prédateurs qui se délectent des insectes ravageurs.


Les décomposeurs 

La catégorie des décomposeurs transforment la matière organique en fragmentant les détritus (débris végétaux et organiques, excréments) pour les rendre assimilables par les plantes.

 
  • Les lombrics  :

    L'un des plus connus de nos assistants, le lombric ou ver de terre se nourrit essentiellement de matières organiques en décomposition. Il peut manger prés d'un tiers de son poids chaque jour. Il permet ainsi l'élimination des déchets mais aussi l'enrichissement du sol en surface par le biais de ses excréments. Enfin, en creusant des tunnels pour se déplacer, le lombric  favorise l'aération du sol. Cela permet le développement des micro-organismes ainsi qu'un meilleur enracinement des plantations. En France il existe 140 espèces de vers de terre!

Le saviez vous?

On trouve 50 vers de terre sous 1m2 de sol. Il y a quelques années, cette population était de 500 au m2. Le labour et l’utilisation de produits chimiques sont en grande partie responsables de ce déclin.



  • Les cloportes

    Ces crustacés terrestres aiment l'obscurité et sortent donc plutôt la nuit. Ils vivent en général sous les pierres et les feuilles et participent activement à la décomposition des végétaux.



  • Les collemboles

    Les collemboles peuplent les sols, mais également les rochers, les troncs d'arbres. Ils jouent un rôle essentiel dans la dissémination et le contrôle de la microflore du sol puisqu'il se nourrissent principalement de végétaux en décomposition et des microorganismes présents dans la litière (champignons, bactéries...)






Les Pollinisateurs

Par leur activité au cœur des fleurs, ces insectes permettent de véhiculer le pollen d'une fleur à l'autre assurant ainsi 80% de la fécondation des végétaux. Les fleurs pollinisées donneront ainsi des fruits et des graines.
Menacés par l'urbanisation massive, la monoculture intensive et l'emploi de pesticides ces auxiliaires sont pourtant vitaux. Nous pouvons leur apporter notre aide en favorisant la diversité dans nos jardins (haies, zones de friches) mais aussi en leur fournissant un point d'eau et des abris à insectes faits d'objets de récupération.

 

Les prédateurs

Ce dernier groupe permet de réguler la population des ravageurs qui peuvent sévir sur les plantations.

  • Les carabes

     Ce lointain cousin du scarabée peut vivre jusqu’à 3 ans. Durant la journée ce timide coléoptère se cachent dans les endroits sombres et humides, sous des feuilles mortes, un tas de bois ou une pierre. La nuit, il patrouille sur le sol des champs et des potagers traquant les limaces, les escargots, mais aussi les pucerons, les aleurodes, les larves de taupins et de hannetons, les pupes de mouches, de vers ou encore les chenilles et les larves de doryphores. De vrais gardiens pour vos plantations!



  • Les staphylins

     Ces coléoptères vivent sur le sol. Ils se nourrissent d’acariens, de thrips, d’aleurodes, de mouches (œufs de mouche du chou et de la carotte) mais aussi de limaces. Les adultes sortent de leur torpeur hivernale au printemps, après avoir trouvé un compagnon les femelles pondent dans le sol et au bout de 2 à 3 mois une nouvelle génération d'adulte est prête à convoler pour l'année suivante.

  •  Les araignées

    N'en déplaise aux arachnophobes, de multiples espèces d'araignées fréquentent les jardins.  Ces carnassières se délectent de pucerons ailées, de piérides du chou et autres insectes dont les jardiniers se passeraient bien.
    Les araignées pondent en automne et les œufs éclosent au printemps. Ainsi pour ménager vos alliées évitez de détruire leurs cocons. Mieux vaut donc attendre que les petites araignées soient nées pour nettoyer à fond vos massifs et vos bordures. Et si la vue de vos annuelles toutes fanées vous incommode, laissez au moins les débris sur place pendant l'hiver, outre la protection de la couvée vous aurez ainsi un parfait paillage pour protéger votre sol des rigueurs hivernales.
      

  •   Les perces-oreilles ou forficules


    Le forficule tire son nom des pinces qu’il possède en bout d’abdomen ressemblant à l’outil utilisé par les bijoutiers pour percer les oreilles. Il se nourrit de petits insectes ravageurs tels que les pucerons, les escargots, les chenilles. 
    Il nettoie également le sol en consommant les débris végétaux mais constitue une proie pour les oiseaux. Les perce-oreilles vivent dans des endroits sombres et humides (sous les pierres, les écorces, les feuilles mortes). Ils attendent la nuit pour aller chercher leur nourriture. Quand ils sont nombreux, ils peuvent provoquer des perforations sur les jeunes pousses d’aubergines.
     

    Le saviez-vous ? 

    Les perce-oreilles sont les seuls insectes ayant un comportement maternel. La femelle perce-oreille pond 50 à 70 œufs en automne sous les écorces ou dans le sol. Elle surveille ses œufs, les nettoie pour les débarrasser des moisissures, les retourne, les regroupe et peut même les déplacer pour leur éviter des variations de température et d’humidité



  • Les chrysopes

    Les adultes comme les larves, sont des carnassières terribles et détruisent pucerons, thrips, araignées rouges, cochenilles farineuses, aleurodes et jeunes chenilles. Les chrysopes s'installent au sec sur des arbres, ou des haies buissonnantes, des herbes hautes, et partout où se trouvera miellat, nectar et pollen dont elles se nourrissent tout en assurant la pollinisation. Les adultes déposeront leurs œufs sur les plantes aimées des pucerons : rosiers, noisetiers, sureaux etc. Une larve de chrysope peut consommer jusqu’à 500 pucerons ou 10 000 acariens tétranyques durant son développement (10 à 15 jours). Il peut y avoir 3 à 4 générations par an. Les chrysopes passent l’hiver à l’état adulte.



  •  Les coccinelles

    Il existe près d'une centaine d'espèces de coccinelles. Présentes dans les jardins au printemps et en été, elles passent la mauvaise saison en se blottissant les unes contre les autres sous les feuilles mortes, les écorces d’arbres, dans les cabanes de jardin ou parfois dans nos maisons. Après ce repos hivernal, chaque femelle pond environ 800 œufs disséminés au sein de colonies de pucerons. Les œufs donnent ensuite naissance aux larves qui engloutissent à la chaîne les pucerons ou autres proies présentes sur place. Puis, après métamorphose (comme tous les insectes), les voilà devenues coccinelles ! Et si la « chance » est avec elles, elles pourront vivre un an environ. Ces coléoptères, symbole de la biodiversité sont très voraces, qu'elles soient adultes ou à l'état de larve, elles ingurgitent 100 à 150 pucerons par jour et se régalent aussi d'aleurodes, de cochenilles, d'acariens et de larves de toutes sortes.







Le saviez vous?

Soyez vigilents si vous souhaitez acheter des coccinelles pour votre jardin. Les coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis) sont souvent vendues par correspondance ou en jardinerie. Ces coccinelles sont des espèces envahissantes et on sait aujourd’hui qu’elles dévorent les larves de nos coccinelles indigènes. 


 
  •  Les Syrphes

Les syrphes adultes se nourrissent du pollen et du nectar de très nombreuses fleurs tels que le coquelicot, le pissenlit, la menthe, la phacélie, la carotte sauvage, l’achillée millefeuille, le bouton d’or, la chicorée ou la pâquerette.
En volant de fleur en fleur sur de longues distances, ils répandent les grains de pollen et participent ainsi à la reproduction des végétaux au même titre que les abeilles ou les papillons.
Les syrphes sont petits (entre 10 et 15 mm), fins, rapides et leur remarquable vol stationnaire les caractérise. Ils sont présents dans nos jardins de février à novembre avec une pointe d’activité en juin et juillet et peuvent vivre jusqu’à 3 ans. Les larves sont précoces et actives dès le printemps, elles sont particulièrement voraces puisqu'elles peuvent dévorer 300 pucerons en une nuit.


  •  Les punaises prédatrices (Orius et Anthocoris)

 Ce sont de petites punaises (2-4 mm) brillantes, de forme ovale, généralement brune foncée ou noire. Les anthocorides passent l'hiver à l'état d'adulte. Trois générations d'anthocorides se succèdent chaque année. Les adultes se rencontrent principalement sur les arbres à feuilles caduques et les plantes herbacées. Chaque femelle pond entre 100 et 200 œufs qui éclosent au bout de 7 jours environ. Une larve d’anthocoride peut consommer jusqu’à 600 acariens ou 200 pucerons en 20 jours. Ils sont actifs d’avril à octobre.


Ces hétéroptères sont à la fois prédateurs et phytophages, se nourrissant d’œufs et de larves de lépidoptères, de pucerons, d'acariens, de psylles, de thrips, de cochenilles, d'altises, ainsi que du pollen et du nectar de plusieurs espèces végétales.


 Sortir du cercle vicieux


Il faut utiliser les pesticides avec parcimonie et de manière précise et localisée. Préférez  l'utilisation des purins végétaux de manière préventive.

Afin de permettre le développement des auxiliaires de jardin, il est nécessaire de créer un environnement accueillant. (haies, jachères fleuries, abris à auxiliaires, tas de compost, paillages…)


jeudi 10 octobre 2013

Jardinez le naturel

Nous étions un peu tristes de la fin de l’action « Jardiner Bio chez soi » qui a permis de former plus d’une centaine de jardiniers amateurs en 2011 et en 2012. 

Avec le CFPPA de l’Hérault et Catherine Belouet, l’animatrice du réseau des CFPPA et des CFAA de Languedoc-Roussillon, nous avons donc décidé de guetter les appels à projets qui nous permettraient de poursuivre l’action.Nous avons été retenus par la Chambre Régionale d’Agriculture et la DRAAF pour organiser trois journées d’information auprès de la population sur le jardinage amateur respectueux de l’environnement et de la ressource en eau, à Carcassonne, à Narbonne et à Saint Jean de Védas. 








 Avec le Comité de Pilotage, réunissant des représentants des collectivités territoriales, des associations de jardiniers et des organismes intéressés par le sujet, il a été décidé de rajouter une journée destinée aux écoles de Carcassonne et Saint Jean de Védas.

Le 23 et 24 novembre à la Médiathèque Grain d’Aile de Carcassonne, à 7 décembre au Centre Pierre Reverdy de Narbonne et les 13 et 14 décembre à la médiathèque de Saint Jean de Védas, enseignants, écoliers et grand public, ont participé à des ateliers autour de la biodiversité, des associations de plantes et bénéficier de nombreux conseils pratiques. Une table ronde était organisée sur la préservation de la ressource en eau.
Philippe Bambust du CFPPA de l’Hérault est venu avec des spécimens de lombrics impressionnant, son collègue, Michel Valantin avec son bar à décoctions. Isabelle de Borniol a raconté aux élèves comment associer des plantes pour lutter contre les adventices et les ravageurs et Walid Choucair a animé un atelier de fabrication d’abris à insectes. Tous ensemble, il ont conçu un guide distribué aux visiteurs et qui sera prochainement disponible en ligne.

Pour poursuivre le projet, nous attendons la réponse de l’Agence de l’Eau sur un dossier conçu et déposé en réseau.