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mardi 20 mars 2018

Une table ronde pour « booster » l’emploi dans les entreprises viticoles


Pour favoriser l’emploi et la formation dans les entreprises viticoles, toute une offre de services existe dans le narbonnais, bien trop méconnue par les responsables de ces entreprises. Pourtant, le besoin en compétences est réel pour des exploitations viticoles qui diversifient de plus en plus leurs activités et leur commercialisation.


Leur développement est parfois freiné par le sentiment que le recrutement est un processus ardu. La viticulture est une activité prédominante dans le secteur du Grand Narbonne, structurante pour l’économie. Accompagner son dynamisme, favoriserait sans nul doute la création d’emplois qu’ils soient ciblés sur la production, la commercialisation ou l’administratif.

Le constat a été dressé par le groupe technique viticole animé par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi) et rassemblant les différents acteurs de l’emploi et de la formation. Ce groupe a construit au fil des années une cartographie et des outils pour recenser les besoins des entreprises et faire connaître l’offre de services. Comment mettre en phase ces besoins et cette offre ? Comment répondre à des demandes de compétences parfois ponctuelles ? Et, lorsqu’elles souhaitent recruter, comment les aider en proximité de la définition de leurs besoins à l’intégration du nouveau salarié ? Ce sont quelques unes des questions sur lesquelles ont échangé les partenaires du narbonnais, en s’appuyant sur leur complémentarité.

Le 23 mars à 16 heures, au Centre Pierre Reverdy ils présenteront le fruit de leur travail commun avec l’offre de services, les aides et les accompagnements, au recrutement comme à la formation depuis le diagnostic des besoins en ressources humaines jusqu’à l’entrée en fonction de la personne recrutée. L’apprentissage, les groupements d’employeurs, les financements de la formation et du volet ressources humaines seront ainsi expliqués aux responsables d’entreprise par les représentants des structures partenaires.

mardi 28 février 2017

Api-Day : l'abeille fait le buzz au lycée Charlemagne

Que vous soyez déjà installé en agriculture, porteur d'un projet d'installation agricole ou tout simplement passionné par l'apiculture, le CFPPA des Pays d'Aude, en partenariat avec la Chambre d'Agriculture, le CFPPA d'Auterive, le Rucher Ecole et la DDTM vous invite à sa table ronde :

API-DAY : une journée pour un apiculture viable et durable.
le 20 mars 2017 au lycée Charlemagne
de 14h30 à 17h30


L'apiculture est essentielle en tant qu'activité économique productrice de miel, mais aussi en tant que facteur du développement rural et de l'équilibre écologique pour notre région.

Pourtant, depuis plusieurs années, la filière apicole est confrontée à de nombreuses difficultés multifactorielles parmi lesquelles, notamment, la mortalité accrue du cheptel et l’affaiblissement des colonies.

2016 a été une année des plus mortifères pour les ruches. On comptabilise en France une baisse de 60 à 80 % de la production par rapport à 2015 et plusieurs types de miel sont absents des rayonnages. Une baisse due aux aléas climatiques, aux pratiques agronomiques mais aussi aux maladies et à la prédation du frelon.

La table ronde Api-Day souhaite dresser un état des lieux de la filière et de ses besoins afin d'accompagner les professionnels mais aussi les amateurs ou les pluri-actifs à faire le point sur les bonnes pratiques pour mieux répondre aux enjeux économiques et environnementaux et assurer la protection de leurs ruches et la valorisation de leurs produits.

Au programme :

  • Un état des lieux de la filière apicole avec données statistiques à l'appui.
  • Des témoignages pour mieux appréhender les enjeux économiques et environnementaux pour l'apiculture.
  • Une approche systémique de la production mellifère afin de comprendre et faire face aux contraintes pour l'abeille et mettre un frein aux pertes de cheptel
  • Un panorama des politiques publiques en matière de réglementation de la profession et de la filière et des aides existantes.
  • L'entrée est gratuite et ouverte à tous.

vendredi 8 janvier 2016

Zéro phyto : un enjeu fédérateur



Plus qu'une évolution, le passage au zéro phyto appelle à des changements de points de vue, de pratiques, à d'autres relations à l'espace public et entre les acteurs et les usagers de cet espace. Les enjeux de ce nouveau paradigme végétal, les leviers pour le mettre en œuvre, les freins prévisibles ou rencontrés, ont animé les débats et les démonstrations de la journée Ecophyto « zéro phyto, l'urgence d'agir » organisée par le CFPPA des Pays d'Aude.

 




Supprimer l'utilisation des produits phytosanitaires réclame une volonté politique pour transformer l'environnement de proximité. Il faut convaincre, communiquer, vaincre les réticences réelles ou présumées, chambouler des notions esthétiques telles que le beau ou le propre. Le pari est loin d'être impossible, l'exemple de la ville de Narbonne exposé par Anthony Barrais du service Espaces Verts le montre, le témoignage des représentants de la ville de Foix présents à la journée Ecophyto également. Le retour de la végétation dans cette agglomération a amené un retour de la biodiversité accueilli favorablement par la population. La gestion des espaces est différenciée pour tenir compte à la fois des usages et des difficultés d'entretien. Des formations ont été organisées pour les personnels, la communication en direction des habitants a été soignée en utilisant le bulletin municipal ou des panneaux lumineux. Pour réussir, l'enjeu du zéro phyto se doit d'être partagé. Il implique une réflexion sur les destinations des espaces publics, un regard urbaniste, technique et social. Quels végétaux pour quels lieux, quel type d'entretien, quelles attentes de la population ? Pour les espaces de prestige, pour la voirie, pour les espaces d'agrément, le choix des aménagements paysagers, des revêtements et des techniques d'entretien sera différent. Avec le zéro phyto, la réflexion partagée sur l'espace public est ravivée. 




Elle s'accompagne d'une modification des techniques, des matériels, source d'innovation mais aussi d'évolution des métiers et des compétences. Pour les collectivités territoriales, il est nécessaire de trouver des solutions économes pour ne pas gréver les budgets. Les aides de l'Agence de l'eau, la mise à disposition de végétaux et d'espaces témoins par le Département de l'Aude, les initiatives de l'Agglomération de Carcassonne, la table ronde a permis de voir quelques exemples d'accompagnement menés par les acteurs publics du développement durable. Hervé Loussert du SRAL a rappelé le travail de mobilisation dans le département pour améliorer la qualité de l'eau et réduire de façon significative l'utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces publics mais aussi dans le secteur agricole. Les enjeux réglementaires sont selon lui autant de leviers pour les collectivités locales. Sylvie Setzkorn, du Département de l'Aude a montré comment les PAPPH, plans d'amélioration des pratiques phytosanitaires et horticoles, structurent les politiques et pratiques locales. Les efforts réalisés sont reconnus dans le cadre du label Terre Saine, un atout pour les communes qui peuvent ainsi afficher leur engagement. Ils contribuent à l'amélioration de la qualité de la ressource en eau ; un enjeu majeur dans le contexte audois a démontré Lorie Vacquier de Carcassonne Agglo.



Sur le territoire, l'enseignement agricole est particulièrement actif pour accompagner les collectivités territoriales. Des expérimentations sont menées par les exploitations des établissement comme c'est le cas au lycée Charlemagne, des formations sont proposées par le réseau des CFPPA à destination des employés des collectivités territoriales et des jardiniers amateurs. Partout en France, les établissements d'enseignement agricole se mobilisent dans le cadre de leurs missions d'enseignement mais également d'expérimentation et de contribution au développement territorial. Le réseau Eau les fédèrent. L'organisation de la journée Ecophyto s'est nourrie du travail d'études mené par un groupe d'étudiants ingénieurs de Supagro-Montpellier sur les freins et leviers pour le passage au zéro phyto. Leurs préconisations ciblent un travail d'accompagnement et de formation des élus locaux et des services espaces verts avec des temps communs pour améliorer la communication entre ces deux types d'acteurs.



Présentation des étudiants de Supagro
Car, au-delà des techniques, au-delà de choix paysagers et urbains, le zéro phyto est bel et bien un enjeu à partager sans modération pour que les solutions engagées soient progressives et pérennes. Il visite les différents volets de la politique publique locale et en premier lieu le développement territorial. Pour les communes, entretenir autrement les espaces, nécessite de trouver des moyens et des outils nouveaux. Certaines choisissent de mobiliser des ESAT (établissements d'aide et de service par le travail) pour favoriser l'insertion des personnes en situation de handicap. D'autres de mutualiser les matériels et machines. Pour les villages, la solution du groupement d'employeurs en partageant des emplois avec d'autres secteurs tels que l'agriculture est également une voie à explorer.

La journée Ecophyto « vers le zéro phyto, l'urgence d'agir » a révélé l'envie d'agir en fédérant les acteurs pour que l'espace public soit beau au naturel. Et derrière cet objectif environnemental se profile une vision englobant les différents enjeux d'un mieux vivre au niveau local.

vendredi 12 septembre 2014

Les CIVAM de la région s'invitent à Carcassonne

Mme Royer ouvre l'Assemblée générale des CIVAM-LR
Le jeudi 4 septembre l'EPL de Carcassonne a accueilli dans ses locaux l'assemblée générale des Centre d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu Rural (CIVAM) de la région Languedoc-Roussillon. Les membres de ce réseau d'associations pour la plupart exploitants agricoles sont venus de L'Aude, l'Hérault, le Gard et la Lozère afin de faire le bilan sur leurs actions et préparer l'année à venir pour continuer à "renforcer les capacités d’initiative des agriculteurs et des ruraux, pour maintenir des campagnes vivantes et accueillantes, par un développement durable et solidaire".
 
Il a bien évidemment été question d'agriculture durable à l'échelle de la région et de ces spécificités climatique et géologique.
  • agriculture durable de moyenne montagne
  • agriculture durable en méditerranée.
L'idée étant de mieux comprendre les caractéristiques des systèmes de production sur les milieux étudiés par la mutualisation des expériences pour accompagner l'évolution des pratiques agricoles en matière de gestion des sols et d'économie d'eau et d'énergie.
En partenariat avec l'ADEAR et Terre de Liens, les CIVAM, dans le cadre du réseau InPACT LR, continuent de promouvoir et d'accompagner d'autres modèles de développement agricole, plus respectueux des hommes et des ressources naturelles. Pour parfaire la diffusion et le partage de ces nouvelles pratiques, l'Inpact LR se dotera d'un portail Web des agricultures citoyennes et territoriales d'ici la fin de l'année.

Les CIVAM œuvrent aussi pour le développement des circuits courts et au terme d'une étude sur les acteurs de la vente directe ils viennent d'élaborer « un guide de l'accompagnement circuits courts » Dans cette optique, les CIVAM participent depuis 2011 à l'amélioration du site Manger-local qui sensibilisent et informent le grand public sur les circuits courts.

Outre l'accompagnement des agriculteurs et des acteurs ruraux, les CIVAM ont aussi un rôle d'éducation populaire qu'ils remplissent depuis 15 par le biais de l'accueil éducatif à la ferme et l'opération « De ferme en ferme » qui se développe peu à peu dans chaque département de la région. La vraie nouveauté c'est la mise en circulation de la mallette pédagogique "Enquêtes d'Agriculteur" regroupant 45 activités destinées à sensibiliser les scolaires sur l'agriculture et l'alimentation. Cependant, certains agriculteurs du réseau préfèrent ouvrir leurs portes à des publics en situation de vulnérabilité afin de répondre au besoin de rencontre et de découverte de ces personnes qui, hors des villes et des institutions, retrouvent le sens des valeurs de solidarité et d'égalité.