mardi 15 janvier 2019

Le Centre de Bilan souffle ses 20 bougies !

Une belle année commence et l’équipe du Centre de Bilan de compétences CBCRH11 est heureuse de vous souhaiter ses meilleurs vœux.

Nous profitons de cette occasion pour vous inviter à fêter les 20 ans du centre de bilan

le Vendredi 25 janvier 2019 à 14h.
 
Cette rencontre sera l’occasion d’assister à une conférence sur les mutations professionnelles et trajectoires individuelles, animée par Dominique SINNER, spécialiste des accompagnements professionnels en France et à l’étranger (voir programme ci-dessous).
Elle sera suivie de tables rondes autour desquelles nous aurons plaisir à vous retrouver pour apporter si vous le souhaitez, votre témoignage, et partager avec les bénéficiaires de nos accompagnements, avant de nous rejoindre autour un apéritif convivial.
Dans notre société en perpétuelle mutation, c’est grâce à un travail de proximité au quotidien, que nous avons pu, depuis 20 ans, répondre aux attentes et aux besoins des publics avec implication et enthousiasme.
Nous vous donnons donc rendez vous à l’amphithéâtre du lycée Charlemagne de Carcassonne le 25 janvier à 14h.

Au programme :

14h : Accueil des participants
14h15 : Présentation de l'histoire du CBCRH11
14h30 à 16h30 : Conférences sur "Les mutations professionnelles et trajectoires individuelles
16h30 : Présentation par l'équipe des différentes activités
17h : Tables rondes thématiques avec témoignages des bénéficiaires de nos actions
  • Santé au travail
  • VAE et reconnaissance
  • Insertion professionnelle
  • Bilan et reconversion
  • Accompagnement en entreprise
18h30 : Apéritif

Espérant pouvoir vous compter parmi nous,
L’équipe du CBCRH11,

mardi 18 décembre 2018

Une nouvelle ruche à Charlemagne

Le principe de la Ruche est fort simple mais délicieusement efficace ! On commande de chez soi des produits locaux de qualité que l’on récupère directement auprès des producteurs sur les points de distribution de la Ruche. Faire ses courses sans passer par la corvée du supermarché, quel bonheur !



Avant tout, il est nécessaire de s’inscrire sur le site de la Ruche qui dit oui pour rejoindre le Rucher du lycée Charlemagne : https://laruchequiditoui.fr/fr/assemblies/11736

Chaque semaine du vendredi au mercredi minuit vous avez le temps de choisir vos articles et de passer commandes sur le site internet de la Ruche.

Chaque vendredi après-midi les producteurs locaux sélectionnés pour la qualité et la diversité de leurs produits vous donnent rendez-vous de 15h30 à 16h30 dans les locaux du CFA Agricole/CFPPA de Carcassonne. Un moment convivial avec les producteurs présents qui parfois en profitent pour vous faire déguster leurs nouveaux produits.

Dans les étals du Rucher de Charlemagne on trouve de tout, des produits laitiers, de la viande, des fruits et légumes de saison et même des produits d’entretien écologiques et des sodas naturels !

Avec la période des fêtes, il est possible cette semaine de réserver de savoureuses volailles de Noël élevées dans le respect des conditions animales.

Enfin pour nos équipes administratives et pédagogiques, c’est toujours un bonheur de faire nos achats auprès de certains de nos anciens stagiaires comme Hélène SOMPAYRAC et ses délicieux champignons !

En résumé, outre son aspect pratique, La Ruche qui dit Oui c’est un geste éco-citoyen permettant de valoriser le circuit-court, les producteurs locaux et les pratiques respectueuses de l’environnement ! Alors qu’attendez-vous pour venir bourdonner vous aussi !

lundi 17 décembre 2018

Le CFPPA des Pays d'Aude continue son passage à l'ère digitale

Cette année, le CFPPA des Pays d’Aude a eu l’honneur d’être sélectionné au Trophée de la Formation Digitale Mixte organisé par VIVEA. Ce concours récompensera en novembre 2019 les trois formations les plus innovantes. Pour ajouter du piment à la compétition et surtout donner du grain à moudre aux candidats, VIVEA a organisé une journée de découverte des innovations pédagogiques le 6 décembre.


Afin d’assister à cette journée stimulante, Monique ROYER, directrice du CFPPA et Annabelle HARVENT référente de la formation à distance se sont rendues à Paris et en sont revenues la tête pleine de beaux projets pour dynamiser nos ressources en ligne et nos outils pédagogiques.

L’objectif de cette journée de travail encadrée par D-sides était d’acquérir des compétences en matière de digitalisation de la formation en s’appropriant des outils et des méthodes de création de ressources pédagogiques numériques. Une journée fort à propos puisqu’avec la réforme de la formation professionnelle, le digital learning making a le vent en poupe et apporte un souffle nouveau sur les apprentissages et donc sur le métier de formateur. En effet, être concepteur de ressources pédagogiques interactives est dynamisant aussi bien pour les formateurs que pour les apprenants.

Cette journée nous a permis d’affirmer la relation entre pédagogie et digital et de créer des supports digitaux et attractifs par le biais de 3 ateliers thématiques d’une heure. Cela nous a permis de nous approprier les principaux concepts et quelques techniques pour réaliser divers types de ressources pédagogiques.

Création de jeux pour insuffler motivation et dynamique de groupe

Pour créer de la motivation et briser la glace un quizz avec buzzer s’avère une entrée en matière dynamique.

Par la suite, de nombreux jeux peuvent être détournés pour devenir des outils pédagogiques: Trivial, Iknow, Pictionnary, Taboo, Jeux de lettres, Pokemon Go, Chasse au trésor, Escape-game, Enquête, Jeux de rôles, Improvisations, Jeux télévisés, Times up… Ainsi les matières rébarbatives comme les aspects réglementaires peuvent devenir ludiques. Certains jeux permettent une appropriation profonde par la répétition et la différence des concepts forts. Ainsi lors de notre mise en pratique nous avons choisi de détourner le célèbre Monoply pour rendre un peu plus amusant l’acquisition de tous les éléments nécessaires à la conduite d’une réunion réussie.

Enregistrement d’un postcast basé sur la controverse pour ajouter de l’interaction

Lors des périodes à distance en Formation Mixte Digitale, il est difficile d’insuffler une dynamique d’échanges. Le taux de retour est très faible. En plus de l’outil qui amène une distance physique entre le groupe et le formateur, il y a en général beaucoup d’autocensure de la part des stagiaires qui sous-estiment bien souvent ce qu’ils pourraient apporter à leurs pairs.
La création d’émission radio amenant du débat permet de booster les discussions dans les dispositifs pédagogiques. La position tranchée des deux intervenants permet aux auditeurs de bien intégrer tous les arguments pour et contre afin de créer leur propre position.


Réalisation de courtes vidéos pour optimiser la mémorisation des concepts essentiels

L’utilisation de la vidéo en formation est efficace car elle permet d’ancrer rapidement notions importantes forts mais attention la vidéo doit être ludique et dynamique et ses objectifs bien définis au départ pour que le message soit clair.

Après ces ateliers il a fallut définir une séquence pédagogique d’une de nos formations pour y insérer les moyens pédagogiques innovants vus sur la journée. Quoi de plus naturel que de choisir la formation Créer vos supports de communication numérique pour ajouter ces nouvelles modalités pédagogiques !

 

vendredi 16 novembre 2018

Une belle récolte à l’ombre des oliviers pour les CAPA Horticulture

Le 14 novembre, nos stagiaires du CAPA Horticulture sont partis avec Anne-Marie SCHNEIDER leur formatrice en botanique à la découverte de la récolte d’olives au Domaine du Moulin de Castillou à Luc-sur-Aude

 



Le Domaine du Moulin de Castillou est surtout connu depuis des années pour ses plantes aromatiques et médicinales et ses huiles essentielles distillées sur place. D’ailleurs, en début de formation nos CAPA Horticulture avaient été visiter l’exploitation pour y découvrir la distillerie.

Les 10 hectares d’oliviers n’ont été plantés sur les versants sud du domaine qu’en 2003. Composé essentiellement de la variété olivière, typique de la région, mais aussi de picholine et d'aglandau, ce verger encore jeune commence à produire des olives destinées à la trituration. En effet, il faut attendre au moins 12 ans pour obtenir un rendement satisfaisant.

Avec leur entrain habituel nos apprenants se sont donc transformés le temps d’une matinée en coiffeurs pour arbre. En effet, le Domaine du Moulin de Castillou axé sur la culture biologique a choisi d’utiliser le peigne pour son oliveraie. Cette méthode de récolte est la plus adaptée à la production de l’huile d’olive. Elle protège l’arbre et le fruit et permet de s’assurer une bonne qualité d’huile par la suite.

Cependant le grand inconvénient de ce procédé est qu’il prend du temps et nécessite beaucoup de main d’œuvre. Pour réduire ce coût élevé de la récolte, le Domaine du Moulin de Castillou propose à sa clientèle d'y participer moyennant une offre symbolique équivalente à 10 % des olives ramassées. Dans les faits, cela se traduit par une réduction significative sur l’achat de la bouteille d’huile extra-vierge bio.

L’utilisation des filets tendus au sol rend la collecte des olives plus facile notamment en empêchant de mélanger les fruits cueillis des fruits tombés avant la récolte. Ces filets permettent aussi de garantir la qualité de la récolte puisqu’il évite la lésion et la pollution des fruits par le sol. 




En quelques heures ce n’est pas moins de 60kg qui ont été ramassés par nos ouvriers horticoles en herbe ! L’équivalent d’une dizaine de litres d’huile puisqu’il faut de 5 à 6 kilos d'olives pour fabriquer un litre d'huile. Du bon boulot !

Une demi-journée de travail enrichissante pour chacun d’eux. L’expérience a été des plus positives aussi pour le Domaine du Moulin de Castillou puisqu’il est question d’établir un partenariat avec le CFPPA des Pays d’Aude pour la prochaine saison de taille, une opération essentielle puisque sans taille d'entretien et de fructification, l’olivier ne produirait que tous les 2 ans.

lundi 12 novembre 2018

Des éleveurs Burkinabés en visite dans l’Aude

Dans le cadre d’un projet coopératif porté par la Chambre d’Agriculture de l’Aude, l’AFDI et la FODEL, un groupe d’éleveurs Burkinabés est venu pour un voyage d’études à la rencontre des éleveurs Audois du 21 octobre au 3 novembre pour découvrir les façons de faire et de transformer les produits de l’élevage. 

 



Hébergé dans un premier temps à La Forge à Quillan le petit groupe a sillonné la Haute Vallée de l’Aude pendant une semaine pour visiter plusieurs d’exploitations et bénéficier d’une vision des plus complètes sur la filière :
  • Le GAEC de la Borde pour son élevage ovin et son atelier de transformation fromagère
  • Le GAEC des Aouzines un bel exemple de diversification des activités réussies
  • L’élevage caprin de Solange Blachère à Rodome et son atelier de transformation fromagère 

Au programme aussi la visite de l’abattoir de Quillan pour se former sur les méthodes et les protocoles de transformation en application en France en termes de découpe et de conditionnement de la viande.

En point d’orgue de cette première semaine, nos éleveurs Burkinabés se sont rendus à la foire d’Espezel. Une première semaine émaillée de belles rencontres et d’échanges enrichissants pour chacun.

La deuxième partie de leur séjour s’est déroulé à Carcassonne où nos Burkinabés ont été hébergés à Notre Dame de l’Abbaye dans le quartier de la Trivalle. Là encore un programme chargé pour partir à la découverte des possibilités multiples de valoriser les produits de l’élevage
  • La ferme du Bosc et ses brebis dont le lait est transformé en glace. Une occasion aussi de découvrir la technique du semi direct
  • La ferme de Berengou et son atelier de volailles qui transforme à la ferme et pratique la vente directe.
  • La ferme Le Villemagnol pour son élevage porcin et ovin et son atelier de transformation (viandes et charcuterie)
  • La ferme Moundy qui produit sur place des yaourts au lait de vache. 
 Leur séjour à Carcassonne, fut une belle occasion pour quelques formateurs et stagiaires du CFPPA des Pays d’Aude de partager expériences et convivialité autour d’un repas en mode Auberge Espagnole. Entre plats faits maison et spécialités locales, chacun s’est régalé et les échanges ont fusé !





Luc et Marie-Ange, futurs exploitants agricoles apprenants en BPREA ont été particulièrement touchés par les difficultés rencontrés par les éleveurs Burkinabés. L’isolement tout d’abord car dans ce grand pays qu’est le Burkina Faso les exploitants sont éloignés les uns des autres de plusieurs centaines de kilomètres. Le manque de moyens matériels ne permet pas aux agriculteurs de se doter d’un atelier de transformation. On transforme le plus souvent au sein de coopérative et les fromages frais produits à la ferme sont généralement destinés à l’autoconsommation. Enfin si 90 % de la population est agricole, la majorité des parcelles appartiennent au gouvernement qui préfère réserver ces terres à la production de coton plus lucrative.

En dépit du froid automnal, les éleveurs Burkinabés ont été étonnés et très touchés par l’accueil chaleureux dont chacun a fait preuve. Ils ont été surpris par les différents types de valorisation des produits de l’élevage et ont apprécié la gastronomie régionale. Ils sont repartis enchantés par leur séjour et nous attendent de pied ferme pour nous rendre la pareille en termes de découverte et d’accueil. Un beau projet qui va suivre son court.

Une belle rencontre humaine riche d’enseignement pour chacun d’entre nous !

A bientôt au Burkina Faso !

samedi 27 octobre 2018

Après la pluie vient le beau temps !

Une fois pansé les plaies de Charlemagne dues aux pluies diluviennes qui ont dévasté le département, notre centre de formation fort lié au monde professionnel n’est pas resté insensible à la détresse des exploitants agricoles touchés par les inondations. 

C’est donc tout naturellement que la direction et les formateurs ont décidé d’organiser des chantiers de solidarité pour aider à remettre en état les parcelles agricoles malmenées par les eaux.
Encadrés par leurs formateurs, nos stagiaires du CAPA horticulture et du BPREA ont chaussé leurs bottes pour prêter main forte aux exploitants submergés par l’ampleur des dégâts.

Entre Pennautier et Villegailhenc, le Jardin de L’Hortus Alma

Les CAPA en Horticulture sont partis avec leur motivation et leur bonne humeur habituelles soulager Florie BELLES qui a vu ses rangées de légumes balayées par le ruisseau qui borde sa parcelle. Plusieurs missions leur ont été confiées. Il a fallu récupérer les rondins structurant le potager qui s’étaient retrouvés en bas de la vigne voisine, remonter les arceaux des serres en haut de la parcelle et enfin arracher les pieds de tomates couchés par les flots pour récupérer le système de goutte à goutte et les piquets de soutien.






Tout le monde a mis du cœur à l’ouvrage si bien qu’en quelques heures le travail été terminé. Bien sûr il reste fort à faire à Florie BELLES pour voir à nouveau poindre choux, poireaux et carottes dans les sillons mais c’est avec un sourire retrouvé qu’elle a remercié nos futurs ouvriers horticoles pour avoir fait en une matinée l’équivalent d’une semaine de travail intensif.



L’après-midi le groupe s’est divisé en deux, les uns pour aider Muriel VAYRE à remettre en état son exploitation maraîchère à deux pas du Lycée Charlemagne, les autres sont allés proposer bonne humeur, pelles et balais aux habitants de Villegailhenc.





Les Ares vert à Montolieu

Chez Bernard et Laurence BONNIN, le cours d'eau est sorti de son lit au niveau du village et a filé tout droit, en passant à quelques mètres de leur habitation et emportant tout sur son passage.



Plusieurs rangées de pommiers ont été littéralement déracinées et emportées témoignant de la violence de la crue.

Les stagiaires du BPREA et leurs formateurs se sont donc rendus à Montolieu pour aider à enlever toutes les branches qui sont restées coincées au pied de chaque arbre, et au niveau des premières branches car l'eau est montée jusqu'à 1,50 m de haut.

Avec entrain nos futurs agriculteurs ont trié tous ces branchages. Le gros bois a été déplacé en bout de rangée puis chargé dans les remorques, le petit bois a été laissé sur place pour être broyé. Enfin, les déchets plastiques charriés par les flots ont été mis à la benne.

Un peu plus loin, la rivière est également montée de son lit arrachant 3 rangées supplémentaires et laissant des tonnes de bois et de déchets de tout ordre qui ont commencé à être enlevés.



Un chantier colossal, car tout est imbriqué: fils de fer utilisés pour le palissage des arbres, système d'irrigation et branchages...

Pour remercier nos stagiaires pour leur efficacité et leur générosité leurs hôtes ont offert un excellent repas (tartes, salades...)


Pour tous ce fut une journée éprouvante de labeur dans l’eau et la boue mais aussi dans les cœurs de chacun la satisfaction d’avoir su redonner le sourire à bien du monde.

vendredi 26 octobre 2018

Un élan de solidarité pour Charlemagne



Dans la nuit du 14 au 15 octobre, un torrent de boue a traversé Charlemagne emportant sur son passage la lingerie, l’infirmerie, inondant d’une eau marron et sale les couloirs du bâtiment G et le CDI, creusant sillon et crevasses dans le parc, soulevant le bitume à l’entrée des serres. Le spectacle au lever du jour était triste et dans les mémoires des premiers volontaires, le souvenir de 1999 revenait en surface.

Les serres Charlemagne...

Et puis, petit à petit, chacun a trouvé de l’énergie, a saisi une raclette, un jet d’eau, une éponge pour que les locaux de Charlemagne retrouvent un visage normal et apaisé. De nouveaux bras se sont joints au mouvement, ceux d’enseignants, de personnels administratifs et techniques et même de retraités. Une équipe mise à disposition par la Région est arrivée sous les acclamations munie de la pompe à eau qui manquait. Le mardi, les cuisines ont été ouvertes pour offrir un repas aux volontaires. Entre temps, le CDI était à nouveau propre et accueillant, délesté certes d’ouvrages et d’ordinateurs noyés par la boue.
Pour masquer la tristesse de jeter dans la benne le contenu intégral de l’infirmerie, celui de bureaux dont les meubles avaient été enchevêtrés par la force de l’eau, et de toutes sortes de choses trouvées dans les couloirs et les locaux, pour gommer même cette tristesse, les rires fusaient entre deux inquiétudes pour les collègues dont nous n’avions pas de nouvelles, pour ceux aussi que nous savions sinistrés.
Au bout de deux jours, nous pouvions mesurer la force de la solidarité qui, en se serrant les coudes, avait réussi à amoindrir les manifestations dévastatrices d’une nature en furie.
CDI avant nettoyage
CDI après nettoyage