vendredi 7 septembre 2018

Dérèglement climatique : Quelles alternatives ?



L’urgence est de réduire  les émissions de gaz à effet de serre et lancer un mode de vie plus respectueux du climat. Agroécologie et respect de l’environnement, recyclage, limitation des déchets, de nombreuses alternatives existent et se généralisent !

 

L’Agroécologie comme nouveau modèle agricole

L’agro-écologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.

Elle implique le recours à un ensemble de techniques qui considèrent l’exploitation agricole dans son ensemble. C’est grâce à cette approche systémique que les résultats techniques et économiques peuvent être maintenus ou améliorés tout en optimisant les performances environnementales.

L’agro-écologie réintroduit de la diversité dans les systèmes de production et restaure une mosaïque paysagère variée et plus riche (ex : diversification des cultures et allongement des rotations, implantation d’infrastructures agro-écologiques...) et le rôle de la biodiversité comme facteur de production est renforcé, voire restauré. (Source : agriculture.gouv.fr)

La Modification de nos habitudes alimentaires

Opter pour une consommation plus éthique et responsable au quotidien : Cela signifie prendre conscience que les techniques de production intensive ravagent les terres et nos cultures. Suites aux différents scandales alimentaires notamment autour de la viande, les mentalités sont en train d’évoluer. Les consommateurs sont de plus en plus regardants quant aux modes de productions de leurs aliments. Ainsi, de plus en plus de gens préfèrent acheter de la viande locale. De leurs côtés, les agriculteurs développent la vente par circuits-court une bonne occasion pour apprendre à consommer d’autres aliments et différemment.

Cette demande croissante vers une alimentation locale et de saison est d’ailleurs devenue un mouvement à part entière. Les Locavor prônent en effet la consommation de nourriture produite dans un rayon restreint autour de son domicile. Ce qui signifie acheter des produits aux producteurs locaux, privilégier les produits frais et de saison, limiter le gaspillage alimentaire et favoriser le maintien des populations sur le territoire

Le recyclage

Face à l’épuisement des ressources il est nécessaire aussi de recycler au maximum les ressources utilisées notamment dans la production agricole

La méthanisation est un procédé très utilisé dans l’agriculture, mais également dans le traitement des biodéchets, celui des boues d’épuration urbaines et de certains effluents industriels. La méthanisation est parfois appelée digestion anaérobie. La méthanisation présente de nombreux avantages :

  • une double valorisation de la matière organique et de l’énergie ; c’est l’intérêt spécifique à la méthanisation, par rapport aux autres filières
  • une diminution de la quantité de déchets organiques à traiter par d’autres filières ;
  • une diminution des émissions de gaz à effet de serre par substitution à l’usage d’énergies fossiles ou d’engrais chimiques ;
  • un traitement possible des déchets organiques graisseux ou très humides, non compostables en l'état ;
  • une limitation des émissions d’odeurs du fait de digesteur hermétique et de bâtiment clos équipé de traitement d’air.

Le recours au compostage, un procédé de transformation de matières fermentescibles, très utilisé aussi bien dans le milieu agricole que chez les particuliers permet d’amender les sols en améliorant leur structure et leur fertilité tout en réduisant la production de déchets.

A l’échelle individuelle il existe de nombreuses façons de réduire sa production de déchets notamment en trouvant des alternatives aux plastiques, en préférant les produits en vrac plutôt que les produits sur-emballés

Les Transports

Voiture électrique, vélo électrique, transport en commun et covoiturage : Le transport écologique réduit considérablement les dépenses en carburant. Le transport écologique a pour objectif de réduire les émissions de gaz polluants et nos dépenses en carburant. En effet, l'utilisation massive de l'automobile est néfaste pour notre santé et notre environnement. Pour ce faire plusieurs types de transport durable ont été mis en place comme : le transport collectif, le transport vert (vélo, marche à pied), l'autopartage, etc.

 

Logements

Le secteur de l’habitat représente près de la moitié de l'énergie consommée en France et plus du cinquième de l’émission des gaz à effet de serre. Recourir à l'éco-construction permet une baisse de la consommation énergétique grâce à une meilleure isolation, l'utilisation des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, le stockage et la réutilisation des eaux de pluie et la géothermie. Les solutions sont multiples et variées pour faire de nos logements des maisons passives respectueuses de l'environnement et peu gourmandes en énergie.


L’arrêt de la déforestation mondiale

Les bénéfices en seraient nombreux :
  • Protection des sols
  • Hausse de la biodiversité
  • Baisse des catastrophes naturelles
  • Amélioration des ressources en eau
  • Captage du Dioxyde de Carbone

Energie renouvelable et captage du CO2

Le CO2 rejeté par les industries est souvent très peu concentré. Il représente en général moins de 20% du volume des fumées, composées notamment d’oxygène, de vapeur d'eau ou d’azote. L’objectif n’étant pas de stocker l’ensemble des fumées (les coûts associés et le volume de stockage ne sont pas envisageables), des méthodes de séparation sont nécessaires pour pouvoir capter spécifiquement le CO2.

3 principales techniques de captage : Plusieurs procédés industriels de captage existent, en fonction de la nature des fumées à traiter (composition, température, pression). Ils relèvent de trois catégories principales :

Captage postcombustion

L’objectif est d’extraire le CO2 dilué dans les fumées de combustion. Ce procédé peut s’intégrer aux installations existantes, en tenant compte de la place disponible au sol et des modifications de rendement induites.

Captage par oxycombustion

Il s’agit de produire une fumée concentrée en CO2 en modifiant le procédé de combustion qui repose sur l’utilisation d’oxygène pur à la place de l’air.

Captage précombustion

Avec ce type de procédé, l’objectif est de produire et de capter le CO2 avant même la phase de combustion.

Ainsi, à l'échelle individuelle il est possible d'agir en modifiant ses habitudes et en choisissant ce que l'on achète pour privilégier et encourager des modes de production responsable.

Les CAPA Horti

mardi 4 septembre 2018

Les impacts du dérèglement climatique



Hausse des températures et de la pauvreté, disparition des îles et des villes, extinction des espèces, réfugiés climatiques, développement des maladies, pollution… Autant de conséquences du dérèglement climatique tout aussi dramatiques les unes que les autres contre lesquelles Alternatiba nous encourage à agir en changeant nos habitudes.

               D’ici la fin du 21ème siècle, les climatologues estiment que la température pourrait monter de 2 à 6 degrés par rapport à la période préindustrielle. Des îles non habitées, comme par exemple les îles Salomon, qui servaient d’escale à des pêcheurs, ont souffert de la montée des eaux et de vagues particulièrement violentes.
Le grand requin blanc, la grenouille des Pyrénées, la loutre des mers, le lézard du Val d’Aran, le mérou goliath, le phoque moine de Méditerranée, tant d’espèces en grand danger ou déjà éteintes...
 
 








Inondations violentes, typhons meurtriers, assèchement de points d'eau, montée du niveau de la mer... Ces événements, dont la fréquence et l'ampleur sont renforcées par le changement climatique, contraignent déjà des millions de personnes à migrer. Des flots de réfugiés qui fuient leur pays, un mur à la frontière pour les arrêter. Le défi auquel fait face l'Europe actuellement, avec les centaines des milliers de migrants qui traversent la Méditerranée, est colossal mais pas isolé.
Plusieurs études scientifiques récentes ont montré l’incidence possible de la température, de la sécheresse et de la pluviométrie sur l’évolution géographique et temporelle des maladies infectieuses et parasitaires (choléra, paludisme, dengue...). 

L’augmentation significative de la température prévue pour les années à venir aura pour conséquences l’extension géographique de nombreuses maladies infectieuses et notamment celles transmises par des animaux vecteurs comme le moustique tigre qui sévit déjà dans nos régions…
Les appareils utilisés pour la combustion dans les foyers, les voitures, les établissements industriels et les feux de forêt sont des sources fréquentes de pollution. La pollution de l’air est pour l’essentiel d’origine humaine et due à une mauvaise combustion des combustibles (par exemple le gaz d’échappement des véhicules, et les fumées des fourneaux ou poêles à bois). Les principales sources de pollution aériennes sont autant mobiles (voitures) que stationnaires (cheminées d’usines).
La contamination de l'air et des milieux naturels par un agent chimique, physique ou biologique change les caractéristiques de l'atmosphère et portent donc atteinte à nos écosytèmes... La pollution de l’air et des milieux naturels entraîne entre autres des maladies respiratoires qui peuvent être mortelles.
            Pour toutes ses raisons, il devient donc urgent d’agir et que les mentalités évoluent ! Venez découvrir les alternatives au dérèglement climatique et à la pollution à l’échelle locale le 26 septembre au lycée Charlemagne lors du passage du Tour Alternatiba 2018

Les CAPA HORTI

vendredi 31 août 2018

Le dérèglement climatique : qu’est ce que c’est ?



    Ce phénomène ne date pas d’hier, il est apparu au début du 20eme siècle. Il se caractérise par une élévation de la température de l’atmosphère et des surfaces océaniques au niveau mondial. L’augmentation constaté jusqu’à ce jour est saisissante.


 Les phénomènes climatiques deviennent extrêmes. On a pu constater de plus en plus fréquemment un choc entre les saisons qui ont pour conséquences un grand nombre de tempêtes, sécheresses et précipitations abondantes qui touchent l’intégralité de la planète et de l’humanité.
Le réchauffement climatique est un problème qui semble compliqué à appréhender :
   -il est impalpable, contrairement aux menaces contre lesquelles notre cerveau d’humain est habitué à réagir
   -il peut sembler lointain, aussi bien géographiquement (on parle souvent de fonte des glaces aux pôles), ou temporellement (les dates avancées sont souvent à moyens termes : 2030, 2050, voire à long terme: 2100…)
   -il est au choix anxiogène ou ignoré, dans la mesure où nous ne connaissons pas exactement sa future intensité ni ses conséquences exactes.

Sauf que le réchauffement climatique est bien là, dans nos contrées, et ses impacts potentiels en terme de dérèglements sont dévastateurs (inondations, sécheresses, canicules…).

Les CAPA HORTI

mardi 28 août 2018

La vélorution : pour un changement des mentalités qui roule !



A l'occasion du passage du tour Alternatiba à Carcassonne orchestré par les CAPA Horticulture le 26 septembre, petit focus sur le phénomène de la vélorution. C’est  un mouvement qui encourage  l’utilisation des moyens de transports personnels non polluants. Une vélorution se concrétise par un rassemblement de cyclistes dans le but de promouvoir l’utilisation des bicyclettes et la mobilité active dans les déplacements quotidiens. La Vélorution  n’est pas une révolution mais elle incite à une évolution des mentalités.

 

 

 Le mouvement vélorution est actuellement très implanté en France avec des partisans dans plus d’une dizaine de villes de France. Ce mouvement ne dispose pas d’une ligne directrice stricte, si ce n’est celle en faveur du développement du vélo, notamment en ville. Pour cela, les militants se battent perpétuellement pour le développement du cyclisme urbain avec des aménagements d’infrastructures et le développement de la sécurité pour les cyclistes. On retrouve également des revendications en faveur du développement du vélopartage voire, pour les plus radicaux, la suppression pure et simple de toute circulation motorisée dans certaines zones notamment en centre ville.

Les manifestations de cyclistes ont débuté en 1896 à San Franscico. Cette date marque le début des Masses critiques : un mouvement social qui manifeste à bicyclette (ou tout autre moyen de transport sans moteur). Une centaine d’années plus tard, la première vélorution française a été organisée au début des années 1970 par Les Amis de la Terre à Paris contre un projet d’autoroute qui devait longer la Seine et traverser la capitale d’est en ouest. Depuis, de nombreuses manifestations ont vu le jour dans plusieurs villes de France.  L’objectif reste le même : diminuer la place de la voiture dans notre société.
Le vélo est un moyen de transport aux bienfaits certains. Il présente un impact positif sur l’environnement. En effet, il ne pollue pas et permet d’éviter l’emploi de moyens de transports polluants. De plus, le vélo est bon pour la santé. Il contribue à lutter contre l’obésité et réduit les risques de maladies cardio-vasculaires.

Le vélo a une influence positive sur l’environnement. Il est économe en énergie, prend peu de place et est peu dangereux. L’empreinte écologique du vélo est très faible, beaucoup plus faible que les autres moyens de transport. Que ce soit pour des courts trajets en ville ou pour de plus longues distances, le vélo ne pollue pas et permet parfois de gagner du temps (surtout pour les courts trajets urbains).

Le ministère du développement durable milite aussi pour l’utilisation du vélo. On constate que le vélo rentre pleinement dans les recommandations du Grenelle de l’environnement. Pour soutenir cette politique du vélo pour une mobilité durable, le Coordonnateur interministériel pour le Développement de l’Usage du vélo dispose chaque année d’un budget. En outre, la politique vélo en France se tourne vers un développement des voies cyclables, un développement des vélos en libre-service, plus de parkings et de locaux à vélos, une meilleure articulation avec les transports collectifs, une meilleure intégration du vélo dans la ville, des cyclistes mieux protégés et un meilleur partage de l’espace. La politique vélo, c’est également le développement d’études et de recherches sur le vélo.

Au niveau local, Carca’Vélo, est une association créée en octobre 2011 visant à promouvoir l’utilisation du vélo sous toutes ses formes comme moyen de déplacement économique, écologique, sain non polluant et silencieux, complémentaire aux autres moyens de transports à  Carcassonne et alentours.
Elle a, entre autres, organisée une Vélorution le 25 mai 2018 à Carcassonne afin de sensibiliser un maximum de personne à la pratique du deux-roues.
Et cette année la ville de Carcassonne a l’honneur d’accueillir grâce notamment au CAPA en horticulture de CFPPA des Pays d’Aude le tour 2018 d’Alternatiba une vélorution dont le but est de sensibiliser le grand public aux catastrophes climatiques et aux alternatives qui existent.
Nous vous donnons donc rendez-vous le 26 septembre au jardin du Chapitre en fin de matinée pour une vélorution qui nous mènera dans les jardins du lycée Charlemagne.

Les CAPA Horti.

jeudi 12 juillet 2018

Changer le système, pas le climat avec Alternatiba

L’association « Alternatiba » a vu le jour en 2013, suite à l’échec de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009. Elle se compose de milliers de citoyens et citoyennes, sensibles au dérèglement climatique.
Son projet ambitieux : « changer le système, pas le climat ! »

 



Pour lutter contre ce dérèglement climatique, Alternatiba a plus d’un tour dans son sac :

- 150 collectifs « Alternatiba » en France mais aussi en Suisse, au Sénégal, en Espagne, en Haïti…

 ces collectifs regroupent diverses associations écologiques luttant pour la justice environnementale et sociale

(BIZI l'organisation écologiste Basque)

- 130 villages des alternatives organisées : Rassemblements citoyens ancrés dans un territoire (villages, villes, …). Dans une ambiance festive et ludique, ils réorganisent l’espace public autour des thématiques qui constituent notre société (alimentation, économie, agriculture, énergie, éducation, …) pour permettre à toutes et tous de venir découvrir et partager des solutions concrètes au défi climatique.

- et aussi des conférences, expositions, stands, ateliers et démonstrations pratiques, mais également fêtes populaires, repas festifs, déambulations artistiques... ainsi que leur, aujourd’hui célèbre,

 Tour de France à vélo (5600 kms)!!

Pourquoi agir localement ?
parce que l’économie devra inévitablement se re-localiser en grande partie

parce que c’est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l’action

parce que c’est près de nous se trouvent les gens, les ressources et les solidarités pour agir

parce qu’il n’y aura pas de lois magiques qui tomberont du ciel, ni de sauveurs bienveillants qui résoudront nos problèmes à notre place

La réputation d’Alternatiba n’est plus à faire puisque pas moins de 11 partenaires se sont joints et soutiennent le mouvement :

Coalition Climat 21
Collectif pour une Transition Citoyenne
European Climate Foundation

 Fondation de France “Un monde par tous”
Fondation Charles Léopold Mayer
Fondation Léa Nature Jardin Bio et Club 1% pour la Planète

 Bastamag
La Revue Durable
L’âge de faire
Mediapart
Reporterre

Et plus encore ici https://tour.alternatiba.eu/ils-ont-signe-lappel/

Mais aussi des personnalités engagées comme Pierre Rahbi, Nicolas Hulot, ou encore Juan Lopez de Uralde.

Cette année, nous aurons le privilège de participer à cet événement en transformant Carcassonne en
village des alternatives, le mercredi 26 septembre 2018 lors du passage du « Tour Alternatiba 2018 »

Pour la petite histoire, c’est en 2014 qu’une dizaine de villages voient le jour pour la première fois, Nantes, Bordeaux, entre autre...

En 2015, pas moins de 80 « Villages Alternatiba » sont organisés par des groupes locaux sur Paris-Ile-de-France, Toulouse, Strasbourg, mais aussi à Genève (Suisse), Bruxelles (Belgique) et même Tahiti et la Réunion.


Aujourd’hui, en 2018 c’est environ 130 villages qui sont au compteur, soit quasiment le double de villages en seulement 4 ans.

Plus de 710 000 participants aux villages ou au tour de France à vélo.
La réussite de ces villages festifs et conviviaux repose sur les forces bénévoles. Alors n’attendez plus pour donner un coup de main le temps d’un week-end : cuisine, buvette, sécurité, communication, montage/démontage etc. Vous y trouverez à coup sûr votre place ! Retrouvez nous sur la page officielle Alternatiba https://alternatiba.eu/

CAPA HORTI